|
Bretoncelles. Les soignants manifestent contre le manque d’équité... |
1
Les manifestants se sont rassemblés devant la maison de retraite avant de marcher jusqu’au centre du bourg. © Ouest-France
Mardi 8 décembre 2020, une trentaine de soignants ont manifesté à Bretoncelles, dans l’Orne. Ils se rassemblaient pour protester car ils ont été « laissés pour compte » par la revalorisation de salaire promise par le Président Macron.
L’ensemble des soignants avait manifesté au mois de juin afin de montrer l’importance de toutes les structures et leurs besoins au-delà des symboles. Ce mardi 8 décembre, une trentaine d’aides-soignantes se sont rassemblées devant la maison de retraite de Bretoncelles, dans l’Orne, pour défendre leurs droits, soutenues par le maire, Daniel Chevée, et quelques sympathisants.
« Le gouvernement avait annoncé une revalorisation des salaires mais seuls certains des soignants ont reçu les 183 € annoncés lors du Ségur de la santé », déplore Sandra Aignan, aide-soignante à l’Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).
Nombreux laissés pour compte
En fait, les laissés-pour-compte sont nombreux : infirmières du Service de soins infirmiers à domicile (Ssiad) mais aussi les Agents de service hospitaliers (ASH) ou toutes les personnes qui interviennent à domicile sont exclues du dispositif annoncé par le gouvernement. Et même les personnels des Ehpads associatifs !
C’est pour cela que les soignants de la maison de retraite associative de Longny ont fait le déplacement. « Nous sommes 90 salariés, nous faisons le même travail, dans une structure sans but lucratif. Nous nous occupons des 105 résidents et en ce moment, nous multiplions les animations et les occupations pour pallier l’absence de visite », expliquent les soignantes qui ont été aussi rejointes par des infirmières du Ssiad de Nogent-le-Rotrou qui, elles non plus, n’ont pas touché cette revalorisation qui semble réservée aux Ehpad publics.
« Annonces démagogiques »
« Nous avons des horaires atypiques, coupés, incluant des week-ends et soirées. Nous assurons tous les services de soin, de toilette, de présence mais nous restons ignorées des décideurs qui se contentent d’annonces démagogiques sans prendre en compte la réalité de nos métiers qui n’attirent plus ! »