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Caligny - Dans l’Orne, les salariés de Faurecia débrayent sur le site de Caligny... |
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Plus de 200 personnes ont débrayé devant le site de Faurecia, à Caligny. © Ouest-France
Dès 10 h, mardi 10 mars 2020, une partie des salariés a débrayé devant l’usine Faurecia de Caligny, dans l’Orne, en réponse à l’appel de l’intersyndicale. Ils mettent en avant des revendications sociales.
« C’est un premier coup de semonce. » Ce sont par ces mots que les responsables syndicaux de l’usine Faurecia, à Caligny, dans l’Orne, ont qualifié l’action menée mardi 10 mars 2020.
Pour la première fois, l’intersyndicale, regroupant FO, CGT, CFTC, CFDT et CFE-CGC, a appelé d’une même voix pour un débrayage devant l’entreprise.
Trois vagues sont prévues dans la journée, en fonction des équipes présentes (matin, après-midi et soir). Pour la première, entre 10 h et 12 h, plus de 200 salariés de l’équipe du matin ont répondu présent. « Tous les collèges sont représentés, avance Philippe Dotte, secrétaire adjoint au Comité économique et social et délégué syndical FO. Il y a des ouvriers, des techniciens et aussi des cadres. »
« Un processus gagnant-gagnant »
Parmi les revendications locales mises en avant, les syndicats parlent de la prise en charge de la journée de solidarité par la direction, de la possibilité de prendre 4 semaines de congés payés consécutives en été pour ceux qui le souhaitent, du pont du 22 mai (l’Ascension) pour 100 % du personnel, ou encore d’une enveloppe spécifique pour récompenser les efforts des salariés. « Nous avons reçu beaucoup de remontées des personnels des ateliers depuis un moment, explique Thierry Blanc, délégué syndical CFDT. Ils ont tous entre 20 et 40 années d’ancienneté dans la boîte, ils respectent beaucoup leur outil de travail, mais il faudrait que la direction arrête de ne regarder que les résultats et soit dans un processus de gagnant-gagnant. Les efforts se font toujours sur les salariés, jamais sur la direction. »
Si les syndicats disent que le dialogue est « ouvert » avec la direction, ils attendent la réunion de Négociation annuelle obligatoire (NAO), jeudi 12 mars, à Étampes, dans l’Essone. L’issue de cette réunion sera déterminante quant à la suite du mouvement. Contactée, la direction n’a, pour l’instant, pas répondu à nos sollicitations.