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Camp d’été Alterfixe : la troisième édition dans l’Orne pour aider à la transmission agricole... |
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Florian Dereix, de la première promo d’Alterfixe, s’est déjà installé à la Fresnaye-au-Sauvage, en exploitation laitière. © Mathieu Pattier / Ouest France
Le collectif ornais Alterfixe fait se rencontrer des porteurs de projets agricoles qui ne viennent pas de ce milieu et des agriculteurs souhaitant transmettre leur exploitation. Le camp revient pour la troisième édition à partir de ce samedi 31 août jusqu’au 14 septembre 2024 à la ferme de la Suée à Notre-Dame-du-Rocher, dans l’Orne.
Depuis 2022, le collectif Alterfixe devenu depuis une association, organise des camps d’été afin de mettre en relation des personnes non issues du milieu agricoles avec des agriculteurs souhaitant transmettre leur exploitation. Ce camp revient pour la troisième édition.
À partir de ce samedi 31 août 2024, une vingtaine de participants vont se retrouver à la ferme agrobiologique de la Suée à Notre-Dame-du-Rocher, commune déléguée d’Athis-Val-de-Rouvre pour réfléchir à leur potentielle installation. « Certains sont déjà venus les années passées et reviennent avec un projet un peu plus abouti. Pour d’autres, c’est la première fois », glisse Alix Dalle, nouvelle coordinatrice en charge de l’organisation du chantier.
Des acteurs institutionnels
Plus qu’encourager les néo-ruraux à s’installer, l’idée d’Alterfixe est aussi de créer du lien dans le Bocage et faire naître des collectifs. Pour cela, des visites de ferme des alentours sont organisées, des conférences sur l’évolution de l’agriculture dans le bocage ornais, sur la résilience alimentaire et sur des scénarios de reprise. Environ six fermes souhaitent se diversifier ou trouver un repreneur et participent à Altefixe.
La nouveauté pour ce camp, c’est la participation d’acteurs plus institutionnels tels que le Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural (Civam), Terre de Lien, Bio en Normandie, la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) ou la chambre d’agriculture. « Depuis que nous sommes en association, on est moins sur la phase de test mais plus sur du rodage. À terme on aimerait qu’Alterfixe se développe au niveau régional puis national », poursuit Alix Dalle.
C’est d’ailleurs ce qu’il se passe puisque l’année prochaine, un camp d’été du même type se déroulera en Mayenne. Le département du Lot-et-Garonne est aussi intéressé par les initiatives d’Alterfixe.