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Cerisy-Belle-Étoile. La MFR fait le plein... |
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Pierre Joncour est le directeur de la MFR de Cerisy-Belle-Étoile, dans l’Orne. © Ouest-France
La MFR de Cerisy-Belle-Étoile, dans l’Orne, dispense exclusivement des formations autour du paysage. 155 élèves, dont 132 internes, ont été accueillis lors de la rentrée, en septembre 2021.
Les élèves de la Maison familiale rurale (MFR) de Cerisy-Belle-Étoile, dans l’Orne, ont un superbe parc comme cour de récréation. Ça tombe bien, cet établissement propose des formations autour des métiers liés au paysage. Au total, en septembre 2021, ce sont 155 jeunes qui ont fait leur rentrée dans cet établissement implanté à deux pas du Mont de Cerisy. « Les jeunes sont de plus en plus tentés par des métiers autour du végétal », plaide Pierre Joncour, 33 ans, le directeur de la MFR, qui fait là sa troisième rentrée à la tête de la MFR. Un succès qu’il justifie comme « l’un des effets du confinement. »
À Cerisy-Belle-Étoile, les plus jeunes élèves sont en classe de troisième. Leur année scolaire est divisée entre « 17 semaines de cours et 20 semaines en entreprise », informe le directeur. Ainsi, ils bénéficient d’une première découverte du monde de l’entreprise, mais peuvent aussi faire leurs premières armes de jardinier grâce à des travaux pratiques dans le parc de trois hectares et riche de 400 variétés de végétaux.
90 % de garçons
Dans la foulée de cette première approche, ils peuvent intégrer un bac pro aménagements paysagers. Au cours de cette formation, qui s’étire sur trois ans, les élèves poursuivent leur formation théorique, travaillent 60 % du temps en entreprise, et effectuent même un stage d’un mois à l’étranger. « Grâce à ce rythme, des jeunes qui en ont bavé reprennent confiance en eux. Pour nous, c’est le jackpot », image Pierre Joncour.
Il faut dire que la MFR, qui dépend du ministère de l’Agriculture, est une petite famille. 132 des 155 élèves sont internes. Et les garçons y sont rois puisqu’ils représentent 90 % des effectifs. « Tous les lundis, nous avons un temps de mise en commun. Quant au vendredi, à 14 h 30, c’est l’heure des services. Tout le monde balaye, brique le sol et nettoie les carreaux », détaille le directeur.
Compositeur végétal
L’internat n’accueille pas que des lycéens, mais aussi des adultes en formation professionnelle. Ainsi, en janvier 2022, la MFR formera des professionnels au métier de compositeur végétal, un cursus unique en Normandie. Pour pouvoir s’y inscrire, il faut justifier de trois ans d’expérience professionnelle dans le domaine du paysage ou d’un diplôme de niveau 3. « Le compositeur végétal aide à la conception d’un jardin grâce à sa connaissance de l’harmonie des plantes », résume Pierre Joncour.
Dernière formation qui fait la spécificité de la MFR de Cerisy-Belle-Étoile : le titre de technicien jardins espaces verts (TJEV). « C’est une formation très technique, réalisée sous le régime de l’alternance, avec des profils plus jeunes. Les élèves sont formés, entre autres, à l’entretien haut de gamme et à des coupes fines », explique Pierre Joncour. Une formation qui, comme toutes les autres, enseigne un « entretien durable et différencié » des végétaux.