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Collège mort au Mêle-sur-Sarthe : des mères d’élèves manifestent contre la fermeture d’une classe... |
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Ce lundi 8 avril 2024, une opération collège mort est menée au Mêle-sur-Sarthe. Un peu avant 9 h, quelques mères d’élèves et leurs enfants se sont réunies devant l’entrée du collège Louis-Grenier. © Ouest-France
Quelques mères de famille se sont rassemblées, ce lundi 8 avril 2024, devant l’entrée du collège Louis-Grenier, au Mêle-sur-Sarthe (Orne). Ce jour, une opération collège mort y est menée. Des parents ont gardé leurs enfants chez eux, d’autres manifestent pour dire non à la réforme du choc des savoirs et à une fermeture de classe envisagée à la rentrée.
« On ne veut pas de classes de trente élèves pour nos enfants. » Ce lundi 8 avril 2024, quelques mères de famille sont réunies devant le collège Louis-Grenier du Mêle-sur-Sarthe. Elles prennent part à une opération collège mort, en signe de protestation contre la réforme du choc des savoirs. Réforme qui prévoit la répartition des enfants en groupes de niveau.
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« Nous sommes peu nombreuses, explique une mère d’élève, mais les cars sont arrivés quasiment vides ce matin. Certains parents ont gardé leurs enfants sans pour autant venir manifester ce matin. Ce type de mobilisation, c’est une première au Mêle-sur-Sarthe. Nous sommes là pour nos enfants et pour soutenir les enseignants. »
Une classe de 5e pourrait être fermée à la rentrée
Les manifestantes s’opposent aussi à la fermeture d’une classe de 5e. « On a été informées par les professeurs », précise une mère de famille. « On a déjà perdu la classe Ulis l’an dernier », ajoute une autre maman. « Il y a vingt élèves dans chacune des trois classes de 6e, s’il n’y a plus que deux classes de 5e à la rentrée, ils seront trente par classe », calcule une troisième.
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« Les enseignants ont déjà des difficultés quand ils doivent gérer des enfants compliqués, avec de tels effectifs, ce sera pire », reprend l’une d’elles. Actuellement, l’établissement accueille 271 élèves. « Selon les prévisions, ils seront 261 à la rentrée », communique Jean-Luc Legrand, directeur académique des services de l’Éducation nationale, joint par téléphone.
« La règle, c’est que nous ajustons les moyens en fonction des effectifs, poursuit le directeur. Une réflexion est en cours, en effet, pour ce collège qui perd des élèves. Si nous supprimons une division, c’est le chef d’établissement qui décidera à quel niveau. Mais rien n’est acté pour le moment. S’il y a plus d’inscriptions, nous ne fermerons pas. »