|
Commerce : l’enseigne Intersport en forme dans un marché qui ralentit... |
1
Gérard Leclerc, PDG d’Intersport pour la France et la Belgique. © DR
Dans un marché du sport dont la progression ralentit, la chaîne d’indépendants veut continuer à se différencier.
Pour des cyclistes, on appellerait ça un faux plat. Après des années euphoriques avec une croissance de 5 à 6 % par an, le marché du sport connaît une petite baisse de forme. « La progression n’est plus que de 1 à 1,5 % par an », observe Gérard Leclerc, PDG de la chaîne Intersport pour la France et la Belgique.
Présent dans quarante-deux pays et n° 1 en Europe, le distributeur a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 14 milliards d’euros. Il a également ouvert quatre-vingt-trois nouveaux points de vente en France. Son réseau compte aujourd’hui 5 464 magasins dans le monde.
Lire aussi : Go Sport : en redressement judiciaire depuis trois mois, l’enseigne va être reprise par Intersport
3,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires
En France, après avoir repris en 2023 une soixantaine de magasins Go Sport à la barre du tribunal, Intersport a également mis la main sur l’enseigne Devianne. Le PDG d’Intersport ne croit pas à la disparition du commerce physique. « Nous sommes une enseigne nationale de proximité et notre maillage est une chance. Nous sommes en moyenne à treize kilomètres de chaque client en France », explique-t-il. Ces dernières années, le rythme d’ouverture de nouveaux magasins était de quinze à vingt par an. Intersport identifie une trentaine de zones de chalandise encore à conquérir. La chaîne a aujourd’hui un réseau de 980 magasins en France.
Face au leader Decathlon dont le chiffre d’affaires, 4,7 milliards d’euros, plafonne depuis deux ans, Intersport continue à progresser : + 6,3 % pour un chiffre d’affaires de 3,8 milliards d’euros l’an dernier. « Ces chiffres confortent notre modèle coopératif », estime Gérard Leclerc. Le nouveau plan stratégique d’Intersport parie sur un marché français en augmentation de 13 % sur la période 2025-2030. Il pourrait représenter 27 milliards d’euros contre 20 milliards d’euros aujourd’hui.
Pour en tirer profit, Gérard Leclerc met en avant la segmentation de son offre : 563 magasins de plaine, 274 magasins de montagne, 118 magasins Blackstore et 25 Intersport Outlet. Il parie aussi sur la complémentarité avec le digital. L’e-commerce qui pèse 6 % du chiffre d’affaires a bondi de 16 % en 2024.