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Commerces en centre-ville d’Alençon : « Nous avons constaté une mutation »... |
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Le taux de vacance commerciale est de 16 % dans la Grande Rue d’Alençon. © Ouest-France
Le commerce en centre-ville est un enjeu central pour la municipalité d’Alençon, dans l’Orne. État des lieux et projets avec Romain Bothet, adjoint au maire en charge de l’attractivité, du développement durable et de la transition écologique.
Romain Bothet, adjoint au maire en charge de l’attractivité, du développement durable et de la transition écologique, fait le point sur le commerce en centre-ville d’Alençon (Orne).
Une étude a été menée par la Ville pour connaitre le trafic en centre-ville. Comment l’interprétez-vous ?
Nous avons fait l’acquisition d’un outil qui mesure la fréquentation du centre-ville à partir du nombre de téléphones qui s’y trouvent. On constate une baisse de 17,80 % de la fréquentation en décembre 2024 par rapport à décembre 2023. Elle peut s’analyser par le contexte national économique de croissance négative au dernier trimestre et l’incertitude politique notamment.
Comment se porte le commerce à Alençon ?
On a constaté une mutation. On avait beaucoup de boutiques d’habillement. Le secteur est en crise à cause du développement des applications numériques. À l’inverse, on voit de plus en plus de lieux de convivialité ces dernières années, avec les ouvertures de La Barikade, Gamoji, le Black Bear, l’Embuscade, le Café Crème… À l’inverse, nous avons vu fermer Camaïeu ou encore Petit Bateau concernant l’habillement.
Comment la Ville aide les commerces à s’implanter ?
Nous sommes une des villes qui aident le plus les commerçants. Nous finançons aussi un poste de manager de centre-ville à hauteur de 25 000 € par an, des animations pour 55 000 € par an et une boutique éphémère pour 47 000 € par an. Nous proposons une aide à l’installation des commerçants, qui est de 2 000 € pour l’aménagement du local et une aide au loyer de maximum 12 000 € sur deux ans en fonction de la taille du local. Les loyers sont assez chers, certains lieux restent fermés car les propriétaires refusent de baisser les prix. Lors du départ d’un commerçant, il arrive qu’ils augmentent le loyer.
Quel est le taux de vacance dans la ville ?
Nous notons un taux de vacance de 19 % sur l’ensemble de la ville. En centre-ville, il est identique. Dans le détail, il est à 21 % rue aux Sieurs, 16 % dans la Grande Rue, 6 % Cour Clémenceau, 6 % à la halle aux Blés, et 7 % rue du Jeudi. Dans la rue aux Sieurs, avec quatre ouvertures de boutiques, nous reviendrions à un taux de vacance autour de 12 %
Et concernant le stationnement ?
La demande des commerçants en début de mandat était d’avoir un abonnement pour pouvoir se garer. On l’a fait à un prix raisonnable. Pour les clients, ça n’a pas changé. Il est gratuit à partir de 12 h le samedi, le dimanche et les jours fériés. Il y a aussi une demi-heure gratuite. La gratuité totale, on a essayé pendant le Covid. Ce n’est pas une solution, il y avait des voitures ventouses. Nous ne sommes pas fermés au fait d’étudier le disque bleu, notamment dans le futur projet de la place Foch, pour obtenir une rotation pour les habitants se rendant dans les services de la mairie.