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Damigny. Deux pétillants nonagénaires mis à l’honneur... |
Dimanche, Raymonde Delaunay, 95 ans, et Lucien Prigent, 93 ans, ont offert de précieux témoignages, des pistes pour bien vieillir.
Dimanche, lors du banquet des aînés de Damigny, deux nonagénaires ont été mis l’honneur : Raymonde Delaunay, 95 ans, et Lucien Prigent, 93 ans. Ce qui frappe en premier en découvrant ces doyens, c’est leur allant tant physique que relationnel. Cette  génération précieuse »,
comme l’a qualifiée Anita Paillot, maire, témoigne du bien vieillir à Damigny.
Raymonde Delaunay, toute coquette, rayonne d’autonomie. Elle se débrouille seule, fait ses courses seule et même prend le volant pour se rendre chez sa fille, le dimanche midi. C’est justement pour se rapprocher de celle-ci, domiciliée à Radon, que cette Parisienne d’origine s’est installée et surtout intégrée à Damigny. Une des clefs d’intégration a été de rejoindre le Club de loisirs dont elle fut trésorière.
Quel est le secret d’un tel tonus, d’une telle longévité ?  Rien de spécial, mais, je ne bois pas, je ne fume pas,
témoigne-t-elle. J’ai commencé à travailler à 14 ans, comme vendeuse notamment, en région parisienne.Â
À la maison, elle cousait et tricotait des vêtements pour ses six enfants. Mais aussi dessinait. Elle poursuit cette dernière activité avec un vif plaisir. Une vie toute simple et très active !
 On a besoin l’un de l’autreÂ
Lucien Prigent, ancien de la SNCF, est installé à Damigny depuis 28 ans. Il a tenu à remercier les élus pour  les très bons moments passés dans la communeÂ
. Petit discours  élégamment calligraphiéÂ
sur une feuille, comme l’a souligné Sophie Douvry. Le secret de sa longévité est à ses côtés, Hélène, 94 ans, son épouse. Fin juillet, ils ont célébré leurs 70 ans de mariage, en compagnie des êtres les plus précieux : leurs deux enfants, quatre petits enfants, et trois arrière-petits-enfants. Les plus éloignés d’entre eux, se sont envolés de La Réunion pour être là  !
Ce qui frappe, c’est la grande complicité qui cimente ce couple  On s’aime toujoursÂ
, lâche le mari regardant avec amour son épouse.  On a besoin l’un de l’autreÂ
s’accordent-ils.  Je suis heureuse de l’avoir »,
réplique l’épouse qui s’est battue courageusement l’été dernier contre de lourds problèmes de santé pour  ne pas le laisser seulÂ
. Le couple ne s’est pas replié sur lui-même, mais se crée aussi des amis, et s’est bien intégré au comité des fêtes.
Démonstration est faite, qu’une vie simple, dans un village qui intègre avec bienveillance les nouveaux arrivants, qui encourage les activités, lieux de rencontres entre tous, cumulée à un entourage familial aimant permettent de joliment vieillir !