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Dans l’Orne, l’ancienne infirmière Amandine Lucas crée une fromagerie pour « cultiver la proximité »... |
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Amandine Lucas espère lancer sa fromagerie La petite Sibérie à Ciral en novembre prochain. © Ouest-France
Amandine Lucas se lance dans la fromagerie à Ciral dans l’Orne. Après dix-neuf ans de service en tant qu’infirmière, elle démarre un nouveau chapitre de sa vie.
Après dix-neuf ans de service au poste d’infirmière au Centre psychothérapique de l’Orne, Amandine Lucas rend sa blouse. À 39 ans, cette Ornaise originaire de Flers se lance dans l’artisanat en rénovant un ancien bâtiment agricole pour en faire une fromagerie à Ciral (Orne).
« La vie de commerce cultive la proximité »
Baptisée La Petite Sibérie, en référence au surnom donné à la région de Carrouges en hiver, la boutique ouvrira le rideau au mois de novembre 2021, après d’importants retards accumulés pendant la crise sanitaire. « J’ai acquis le terrain en février après de longues démarches administratives, glisse-t-elle. Ensuite, les travaux en maçonnerie ont été retardés par le confinement. Il reste encore beaucoup travail à faire, mais c’est sur la bonne voie. »
Pas facile, en effet, de lancer un projet de vie « personnel » qui a bien mûri depuis trois ans. « J’ai décidé d’arrêter mon poste d’infirmière en mai, car cela n’évoluait plus dans le bon sens. La vie de commerce cultive la proximité, chose que j’ai perdue avec mon métier d’infirmier. Cette éthique de vie, je tiens à la conserver à travers cette nouvelle activité », confie-t-elle.
Retour donc, à l’école, pour cette petite-fille d’agriculteur qui s’est formée à Saint-Lô, ainsi que par alternance dans une fromagerie à Pré-en-Pail (Mayenne). « J’ai pu commencer à transformer entre 500 et 600 l de lait et vendre mes fromages au marché de La Lande-de-Goult. C’est un bon moyen de se faire une clientèle. »
Du lait issu de l’agriculture biologique
Le futur magasin de 15 m2 vendra des produits issus de l’agriculture biologique. Entre les fromages à pâte pressée, les fromages frais à tartiner et les yaourts, Amandine Lucas espère transformer près de 75 000 l de lait cru par an.
L’investissement, estimé à 100 000 €, est aussi destiné à relancer la vie commerciale de la commune. La future fromagère sera approvisionnée en lait par des producteurs locaux. « Ce n’était pas facile de les convaincre de changer de filière de transformation, car le lait est exigé à des critères de pasteurisation et d’homogénéisation. »
Amandine Lucas arrive au bout d’un parcours administratif et commercial. Elle espère lancer l’affaire à l’automne, pour préparer les fêtes de fin d’année. Un rendez-vous incontournable pour les amateurs de fromage.