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Dans le parc du château de Flers, un face-à -face peu commun... |
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L’œuvre Face à Face de Thomas Voillaume est venue agrémenter le parc vivant du château de Flers (Orne) pour deux ans. © Ouest-France
Un jour, une œuvre du musée de Flers 1/7. Au cœur du parc vivant du château de Flers (Orne), l’œuvre Face à Face de Thomas Voillaume nous regarde dans les yeux.
Il sort de terre et vous regarde dans les yeux. Au musée du château de Flers (Orne), la visite ne commence pas en entrant dans le bâtiment, elle débute dès le portail franchi, avec l’exposition « Parc vivant ». « L’idée est de faire vivre le parc avec des œuvres monumentales », explique Sarah Lemancel, responsable du musée. Cette année, l’artiste Thomas Voillaume a monté ses œuvres dans le parc, notamment celle que l’on trouve dès l’entrée, nommée Face à Face.
Diplômé d’un master d’art et technologie de l’image, Thomas Voillaume « crée toutes ses sculptures sur ordinateur avant de les réaliser », précise Sarah Lemancel. À l’origine, ce n’est pas pour le parc flérien que cet homme en métal sortant de terre a été conçu, mais pour la Forêt monumentale de Rouen. Mais, à l’époque, il portait un petit accessoire en plus…
Un homme d’un autre monde
Et oui ! Lors de son exposition dans la Forêt monumentale, l’homme de Face à Face portait des lunettes : « Souvent les gens nous demandent pourquoi le nôtre n’a pas de lunettes », note la responsable du musée. Les visiteurs pouvaient se voir dans cet accessoire, mais « Thomas Voillaume s’est rendu compte que les lunettes s’abîmaient très vite et qu’elles ne servaient pas son propos », détaille-t-elle.
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Face à cette sculpture, pas de doute, on se retrouve tout petit. En effet, ce géant de métal mesure 3,5 m de haut et provient d’un autre monde : « Au départ, Thomas Voillaume est un passionné d’archéologie. Maintenant il crée des sculptures comme si c’était des vestiges sortis de terre. » Avec cette sculpture, l’artiste veut également alerter sur les changements climatiques. Ses œuvres laissent donc paraître une sorte de redécouverte de mondes engloutis après une apocalypse. Mais alors une question se pose. Aujourd’hui, si ces géants arrivaient réellement, comment jugeraient-ils notre monde ?