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De moins en moins d’enfants à l’école publique de Carrouges... |
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Les maires font grise mine et sont inquiets pour l’avenir de l’école © Ouest-France
L’inquiétude monte quant à l’avenir de l’école publique à Carrouges (Orne). C’est en tout cas ce que laissent penser les membres du syndicat intercommunal à vocation scolaire.
Les maires et délégués du Sivos (syndicat intercommunal à vocation scolaire) primaire et maternelle de Carrouges (Orne), avec à sa tête Jean-Marc Bisson, se sont réunis jeudi 4 juillet 2024 à la mairie de la commune pour évoquer une situation exceptionnelle et inquiétante.
Un risque de fermeture de classes
À savoir, la chute importante des effectifs des enfants fréquentant l’école publique de l’ordre de 20 % par rapport aux rentrées précédentes pour les élèves qui font partie du Sivos. À l’inverse, l’effectif de l’école privée du Sacré-Cœur ne cesse de monter.
La chute est constante depuis 10 ans, mais plus marquée depuis 2019.
En cause, « la baisse de la démographie et un retrait prématuré des enfants pour cause de départ de la région des parents, mais aussi, un mécontentement grandissant des familles envers un membre de l’équipe pédagogique », précise le président du Sivos.
Sans parler d’un risque futur de fermeture de classe, l’inquiétude immédiate est la baisse du budget qui pourrait impacter à terme les offres inhérentes à l’école (sorties scolaires, horaires de garderie, etc.).
Chaque commune du groupement verse 1 550 € par enfant pour son accueil à l’école (quel que soit l’établissement, privé ou public).
20 000 € de baisse de budget
Mais, moins il y a d’enfants, moins il y a de moyens pour les charges qui, elles, restent fixes.
Pour l’année à venir, c’est 20 000 € de baisse de budget à déplorer.
Mardi 9 juillet 2024, une rencontre avec les agents du Sivos va tenter de déterminer et optimiser les taches de chacun alors que le départ en retraite d’un agent ne sera remplacé que partiellement.
Toutefois, les maires ont tenu à remercier et féliciter le directeur Julien Duclos qui, arrivé il y a un an, s’est beaucoup impliqué dans l’école.
Il quitte Carrouges pour rejoindre sa région et laisse les élus inquiets et tristes de voir partir un « élément » qui a su s’intégrer et se faire apprécier en impulsant un élan attractif avec la nouvelle équipe.