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Départementales à Flers, ce qu’il faut savoir... |
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Les élections départementales vont se tenir les 20 et 27 juin 2021. © Archives Ouest-France
Plus de 30 000 habitants, 19 communes, quatre conseillers départementaux… On vous dit tout sur les élections départementales des 20 et 27 juin prochains pour les cantons de Flers 1 et Flers 2.
À deux semaines du début de la campagne pour les élections départementales des 20 et 27 juin 2021, tour d’horizon de la situation dans les deux cantons de Flers, dans l’Orne.
Les conseillers départementaux actuels
À Flers 1, Béatrice Guyot et Lori Helloco sont tous les deux conseillers divers gauche du canton depuis 2015. En 2015, sous l’étiquette du Parti socialiste, le binôme avait remporté 38,73 % des voix dans une triangulaire avec la droite et l’extrême droite.
À Flers 2, Irène Cojean est conseillère depuis 2015 (elle était auparavant suppléante) et Gérard Colin est conseiller depuis 23 ans. En 2015, ils avaient remporté 43,06 % des voix dans une autre triangulaire avec la droite et l’extrême droite.
Les binômes candidats
Quatre binômes sont en lice pour Flers 1. Annick Moitry et Dominique Vaujoie pour le PCF ; Béatrice Guyot et Lori Helloco pour l’union de la gauche ; Chantal et Émile Gatien qui se revendiquent apolitique ; Jean-François Brisset et Sylvie Dufour pour l’union du centre et de la droite, la majorité actuelle au conseil départemental.

Les différentes communes des cantons de Flers, dans l’Orne. Infographie Ouest-France
Trois binômes se présentent pour Flers 2. Mehdi Khemari et Aurélie Leguédé pour la France insoumise, Angela Presse et Jérémy Prévost, divers gauche, et Stéphane Terrier et Sylvie Thieulent, divers droite.
L’extrême droite absente
En 2015, le Rassemblement national, alors Front national, avait remporté 25,15 % des suffrages à Flers 1 et 20,76 % à Flers 2. Cette année, le parti de Marine Le Pen n’est présent dans aucun des deux cantons. « Nous n’avons pas réussi à former de vrais binômes solidement ancrés à Flers. Nous avons donc choisi de ne pas présenter de candidats », décrypte Romain Barelle, responsable départemental du Rassemblement national. Et de préciser : « Les binômes de 2015 n’ont pas voulu repartir. » Pour le premier tour des départementales, le Rassemblement national ne donnera « aucune consigne de vote » à ses militants.
Deux cantons dans l’opposition
Les deux cantons de Flers comptent parmi les sept de l’Orne (sur les 21) à ne pas être dans la majorité départementale. Pour Jean-François Brisset, candidat divers droite, qui souhaite ravir à la gauche le canton de Flers 1 et le faire basculer dans la majorité, c’est un problème. « Quand on est dans la minorité, on a moins accès aux dossiers, avance-t-il. Être dans la majorité permet de contrôler, voire d’appuyer les dossiers auxquels nous serions favorables. Par ailleurs, la minorité a tendance à être dans une posture de refus, comme sur le vote du budget. »
Pour Gérard Colin, conseiller département sortant qui se présente comme suppléant de Jérémy Prévost, siéger dans l’opposition n’est pas un problème. « Flers est le premier pôle économique de l’Orne. Le département est bien obligé de suivre ; il ne va pas investir dans un tout petit canton parce que celui-ci lui serait dévolu. D’ailleurs, le département accompagne plus qu’il ne crée les initiatives du territoire, comme Normand’Innov, à Caligny. »