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Départementales. Sophie Douvry se représente dans le canton de Damigny, Alain Lambert raccroche... |
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Sophie Douvry (à l’époque UMP, aujourd’hui Les Républicains) et Alain Lambert (UDI), lors des élections départementales de 2015. © Archives Ouest-France
À 43 ans, la 9e vice-présidente du Département brigue un nouveau mandat. Tandis que l’ancien président, qui aura 75 ans cet été, a pris la décision de s’arrêter.
Alain Lambert raccroche
L’ancien président du conseil départemental de l’Orne, Alain Lambert, ne briguera pas un nouveau mandat en juin prochain. « Je crois avoir acquis le droit de prendre un peu de repos », plaisante le conseiller départemental sortant du canton de Damigny. « Je suis en pleine forme, mais un mandat de six ans, c’est très long », reconnaît celui qui aura 75 ans le 20 juillet 2021.
« Je n’avais jamais été élu dans ce canton au potentiel important, à la fois périurbain et rural, j’en garderai un souvenir émerveillé, témoigne l’élu de centre droit. Les maires y sont très conviviaux. » Au début de son mandat, Alain Lambert était encore à la tête du Département, jusqu’à ce que Christophe de Balorre lui succède en mars 2017.
Sophie Douvry repart
Élue en binôme avec Alain Lambert en 2015 sous l’étiquette Les Républicains, Sophie Douvry, 43 ans, rempile. « Je me représente, je ne m’en suis jamais cachée. » L’Alençonnaise, courtière en crédit, conseillère municipale et communautaire, et vice-présidente du Département dit avoir beaucoup apprécié ce premier mandat départemental. « Je suis une élue de terrain et ce canton est un territoire que j’aime beaucoup. »
Sophie Douvry dit « avoir beaucoup appris. On travaille pour son canton, mais aussi pour l’ensemble du département ». Référente sur les véloroutes, elle a « porté le projet de voie verte, une colonne vertébrale qui doit servir à développer des projets touristiques. » Son binôme est constitué avec un maire du canton. Mais les deux élus locaux ne souhaitent pas officialiser leur démarche commune avant d’avoir déposé leurs candidatures en préfecture.

Qui va remplacer le duo de la gauche Kévin Bodé – Dominique Lequilerier-Mallet, candidats en 2015 ? Archives Ouest-France
Pas de socialistes ?
Kévin Bodé et Dominique Lequilerier-Mallet, candidats socialistes en 2015, ne se représentent pas. Le premier a déménagé dans la Manche, la seconde, âgée de 71 ans, veut laisser la « place aux plus jeunes. Mes priorités sont désormais d’ordre familial ». Elle se dit également « déçue par des réformes qui n’ont pas été faites, ce qui incite quelques « barons » locaux à se représenter sans cesse. Résultat : on s’enlise dans l’abstention ».
Joaquim Pueyo pressenti
Il se murmure que Joaquim Pueyo pourrait se présenter dans ce canton. Le maire d’Alençon ne confirme pas la rumeur pour l’instant. Le nom d’Anita Paillot circule également. « J’ai été sollicitée, déclare-t-elle, mais j’ai refusé. Je ne me sentais pas prête à briguer un mandat supplémentaire. C’est un peu prématuré », estime celle qui a été élue l’an dernier, maire de Damigny et vice-présidente de la communauté urbaine.

De gauche à droite : Laurence Jouaux, Philippe Brossard, Francine Brière et Jean-François Vonthron, composent l’équipe de candidats La France insoumise – Parti communiste français à ces élections départementales de 2021. DR
Un binôme à gauche
Francine Brière, déjà candidate en 2015, se représente sous l’étiquette La France insoumise – Parti communiste français. Son binôme ne sera pas l’Alençonnais François Tollot, candidat dans sa ville, mais Jean-François Vonthron. « Cet engagement est une continuité de mes choix de société, commente-t-il. Je m’engage pour qu’elle soit plus juste. » À leurs côtés, deux remplaçants : Philippe Brossard et Laurence Jouaux.

Sandrine Marchand et Daniel Seiler étaient candidats en 2015 pour le Front national. Aucun des deux ne se représente. Archives Ouest-France
Pas de nom à l’extrême droite
Sandrine Marchand, candidate du Front national en 2015, ne sera pas dans la course. « Je ne m’occupe plus de tout cela, confie-t-elle. C’est très intéressant, mais je me posais beaucoup de questions, c’est pour cela que j’ai tout arrêté. Je n’avais peut-être pas fait les bons choix. » Son binôme de l’époque, Daniel Seiler, ne repart pas non plus. À 72 ans, il ne souhaite pas s’engager à nouveau.

Candidats de « Nous citoyens » en 2015, Alexia Germont et Alex Varady, ne seront pas dans la course cette année. Archives Ouest-France
Pas de Nous citoyens
Il y a six ans, deux autres Ornais s’étaient présentés à ce scrutin : Alexia Germont et Alex Varady. Ils portaient les idées du parti de droite Nous citoyens. La première, qui vit entre Saint-Germain-de-la-Coudre et la capitale, a été élue l’an dernier, conseillère municipale du XVe arrondissement de Paris. Elle a, depuis, créé le mouvement national La France audacieuse. Le second ne vit plus dans la région.
Mars 2015. Premier tour : Bodé/Lequilerier-Mallet (Parti socialiste) 28,74 % ; Douvry/Lambert (UMP/UDI) 33,05 % ; Germont/Varady (Nous citoyens) 8,86 % ; Marchand/Seiler (Front national) 22,84 % ; Brière/Tollot (Front de gauche) 6,52 %. Second tour : Bodé/Lequilerier-Mallet 33,44 % ; Douvry/Lambert 39,64 % élu ; Marchand/Seiler 21,91 %.