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Depuis 4 ans, il paie les courses d’une cliente sans lui dire… en scannant les articles dans le vide... |
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À chaque passage en caisse, le commerçant prend à sa charge une partie des courses de sa cliente, sans rien lui dire. © Photo d’illustration : Frank Hoermann/SVEN SIMON/DPA/SI
Ce commerçant « héros du quotidien » est propriétaire d’une épicerie de quartier de Pingxiang (Chine). Pour aider une cliente vulnérable sans la mettre mal à l’aise, il prend à sa charge depuis quatre ans une partie de ses courses en « bipant » des articles dans le vide.
Chen Hui est un héros très discret. Cela fait maintenant quatre ans qu’il vient en aide à l’une de ses clientes qui n’a pas le sous pour subvenir à ses besoins du quotidien, rapporte le média local CNS. Ce commerçant de 38 ans ne le fait pas pour la gloire : même l’intéressée n’est pas au courant…
« Puis-je payer la prochaine fois ? »
Le trentenaire possède une épicerie de quartier à Pingxiang (Chine). Sa rencontre avec cette cliente qu’il a prise sous son aile remonte à l’été 2021. Alors que la température était caniculaire, cette femme âgée s’est présentée avec une doudoune sur les épaules. Plus tard, Chen Hui apprendra qu’elle souffre de troubles psychologiques, depuis un drame familial survenu il y a une dizaine d’années.
Cette femme, qui payait à chaque fois avec de la menue monnaie, est devenue au fil du temps une cliente fidèle. Un jour, elle a demandé : « Puis-je payer la prochaine fois ? ». L’épicier a accepté… sans jamais demander de remboursement.
Au début, il lui a fait croire qu’une cagnotte en ligne avait été lancée. « Des gens ont déjà payé pour vous. Prenez juste ce dont vous avez besoin », lui a-t-il expliqué. La dame s’est montrée touchée, sans en dire beaucoup. « Elle parle peu, mais elle sait que je ne la juge pas », assure Chen Hui.
« Je peux me le permettre », relativise le commerçant
Au fil du temps, le commerçant a adopté un autre artifice pour continuer à aider cette cliente dans le besoin sans la mettre mal à l’aise. Lors du passage en caisse, il ne scanne qu’une partie de ses articles, en prenant soin d’agir en toute discrétion. « Je ne veux pas qu’elle se sente prise en pitié ou moquée », insiste-t-il. Ce dont elle a besoin ne coûte que quelques dizaines de yuans à chaque fois. Je peux me le permettre. Elle a besoin d’aide, et je peux la lui apporter ».
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Après avoir gardé ce secret pendant quatre ans, pourquoi s’en ouvrir aujourd’hui ? Chen Hui explique vouloir partager cette belle histoire pour inciter d’autres « âmes charitables » à soutenir les aînés vulnérables.