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Des arbres « résilients face au changement climatique » : cette entreprise de l’Orne grandit encore... |
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Samuel Lemonnier a fait découvrir son entreprise à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle serre. © Ouest-France
La Région et l’Europe ont accompagné la pépinière Lemonnier, une entreprise historique de l’Orne dans l’achat d’une nouvelle serre. Un achat qui va aider l’entreprise à continuer de produire des essences résilientes face au changement climatique.
« C’est une pépinière familiale que Samuel a su garder et développer », lance Alain Meyer, le maire d’Écouves, dans l’Orne. C’est effectivement une entreprise historique dans l’Orne, la pépinière Lemonnier. Le patron, Samuel Lemonnier, en rappelle la genèse : « Mon grand-père l’a lancée dans les années 1950, mon père l’a reprise dans les années 1970 et ce fut mon tour en 2011. »
Et elle continue, encore aujourd’hui de grandir, en témoigne la construction d’une nouvelle serre, pour 400 000 €. Un investissement accompagné à 40 % par des subventions publiques, soit 160 000 €, partagés entre la Région (40 %) et l’Europe (60 %). « C’est une des filières phares économiquement de Normandie », expose Clotilde Eudier, vice-présidente de la Région.
« Il y a les villes (10 %), l’Office national des forêts (15 %) et les privés »
La nouvelle serre fait 3 000 m2, et permet de travailler sous abri : « Cela nous permettra de produire mieux des essences résilientes face au changement climatique », poursuit le chef d’entreprise. Ici, on fait naître des arbres. Chaque année, ce sont « plusieurs millions d’arbres » qui voient le jour ici et qui sont envoyés partout en France. « Nous produisons autant de feuillus que de résineux. L’essence que l’on vend le plus aujourd’hui, c’est le cèdre. » Encore une fois « parce qu’elle est adaptée au changement climatique ».

Les élus et acteurs ont coupé le ruban de la nouvelle serre. Ouest-France
Les clients sont les propriétaires de forêts : « Il y a les villes (10 %), l’Office national des forêts (15 %) et les privés. » L’enjeu, pour les producteurs, c’est de répondre à la demande. « Ici, on travaille pour les forêts de 2080 à 2120. » Avec à la fois la contrainte des essences qui résisteront au changement climatique, mais aussi qui permettent de produire du bois pour alimenter la filière.