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Durcet. Il lance une cagnotte pour sauver son entreprise... |
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Frédéric Picault et son épouse ont bon espoir de sauver l’entreprise grâce à une cagnotte sur internet. © Ouest-France
À Durcet dans l’Orne, Frédéric Picault, peintre en bâtiment indépendant, a créé une cagnotte Leetchi pour tenter de sauver son entreprise. Il se confie sur sa situation économique après le confinement.
Frédéric Picault est peintre en bâtiment de métier depuis dix-sept ans et à son compte depuis quatre ans. Alors que la France sort doucement du confinement, le chef d’entreprise a créé une cagnotte sur la plateforme d’entraide Leetchi, pour tenter de sauver sa société.  D’habitude, après avoir payé mes charges, je suis tout juste niveau trésorerie. Mais depuis le confinement, ça devient très compliquéÂ
, confie-t-il à demi-voix.
L’avenir est incertain
Spécialisé dans la rénovation d’intérieur chez les particuliers, Frédéric Picault réalise peintures, vitreries, revêtements, décorations.  J’ai fermé le 16 mars. Quand je me suis rendu compte que la trésorerie se vidait à vue d’œil, j’ai décidé de rouvrir courant avril. Mais les clients sont prudents, ils ont décalé les chantiers.Â
En mars, trois chantiers ont été annulés et cinq reportés, soit un manque à gagner de près de 15 000 €.  Même pour les chantiers restants, tout est très compliqué à organiserÂ
. Avec les autres entreprises du bâtiment qui connaissent aussi un chamboulement des plannings et les notaires qui ont fermé leurs portes durant deux mois, difficile de s’organiser sur le long terme :  L’avenir est incertain, je ne peux rien programmer.Â
Avec des chiffres d’affaires fluctuants en fonction des mois, les aides sont difficiles à obtenir.  En mars 2019, j’ai encaissé seulement 113 € et comme le fonds de solidarité est calculé au pro rata du chiffre d’affaires, ma compensation en mars 2020 était donc de 113 €. C’est peuÂ
. Désemparé, Frédéric cherche à contracter le prêt garanti par l’État qui doit être remboursé sous un an.  Je réfléchis déjà à comment je vais pouvoir rembourser cet empruntÂ
.
Une cagnotte, un espoir
Tiré de son sommeil chaque nuit par l’angoisse, Frédéric Picault craint un deuxième confinement qui marquerait la fin de son activité. Malgré cette situation, l’homme garde espoir :  J’ai un client professionnel qui a fait une cagnotte, ça a marché pour lui. Alors pourquoi pas moi ?Â
retrace, le chef d’entreprise.
Face aux chèques non encaissés pour cause de confinement et autre retards de courriels, les factures s’entassent mais l’argent se raréfie. Cette cagnotte, accessible sur internet, incarne un espoir pour pouvoir sortir la tête de l’eau :  Je demande de l’aide pour la première fois de ma carrière. Pour subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille.Â
Pour participer rendez-vous sur sa cagnotte Leetchi à l’adresse suivante : https://www.leetchi.com/fr/c/rkpbjM6l