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Durcet. « Nous étions les hébergeurs de cœur »... |
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Joëlle Anger. © Ouest-France
Joëlle Anger est bénévole de la première heure. Chaque année, elle s’occupait d’accueillir les poètes et se chargeait des reportages photos.
Nous recevions chez nous un ou deux poètes. Avec le temps, des relations d’amitié se sont nouées et c’est toujours le cas aujourd’hui. Ils nous appellent les hébergeurs de cœur.
Pour moi, le Printemps le plus extraordinaire, c’est le 10e, avec Guy de Maisoncelles, poète passionné de cirque qui était venu avec son chapiteau, ses artistes, et une reconstitution miniature du cirque. Plus de 3 000 élèves avaient été accueillis. J’étais à la réception des cars, je n’en revenais pas, pour un si petit village ! Le soir, c’était pour nous, les adultes, le spectacle était permanent.
L
e Printemps n’aurait jamais pu durer si longtemps sans le comité des fêtes, qui nous a suivis en apportant l’argent pour démarrer ; Pierre Sauques, le maire et son adjoint, Gérard Blondel ; Jean-Claude Touzeil, évidemment ; Jacques Lécuyer, aujourd’hui disparu et ses amis de l’Éolienne ; sans les habitants qui se sont investis, les poètes et chanteurs ; tous les bénévoles… Tout cela a permis une offre culturelle diversifiée gravitant autour de la poésie, pour mieux la porter et la magnifier.