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Élections départementales. Dans l’Orne, les partis s’activent même si le scrutin « semble loin »... |
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Des électeurs dans les isoloirs d’un bureau de vote. © Archives Jérôme Fouquet / Ouest-France
Les élections départementales ne sont pas actuellement la préoccupation majeure des citoyens, mais en coulisses, on commence à s’activer. État des lieux des principales forces politiques en présence dans l’Orne, à plus de trois mois du scrutin.
Les élections départementales auront lieu vraisemblablement les 13 et 20 juin 2021. Dans l’Orne, ça commence à s’agiter chez les différents partis politiques.
Chez les Républicains, les élections semblent loin
Les Républicains (LR) sont majoritaires au département, avec 28 élus sur 42. Ils espèrent confirmer leur bonne position lors des prochaines élections. Néanmoins, pour Jérôme Nury, conseiller départemental, député et président des Républicains dans l’Orne, la campagne n’est pas encore d’actualité. « Nous sommes loin du temps des élections. L’urgence est de reconstruire l’économie et soigner la casse sociale. Ce serait terrible d’organiser un scrutin important dans le même climat que celui des municipales. Le taux d’abstention risque d’être énorme. Le climat actuel n’est pas assez serein. » Il ne souhaite pas pour autant un report.
Au Parti socialiste, on « travaille le fond »
Du côté du Parti socialiste, qui est la principale force d’opposition avec quatorze élus, on reste également prudent. « La date des élections n’est pas encore confirmée », précise Vincent Véron, le premier secrétaire ornais.
En attendant, on ne reste pas les bras croisés et le PS « travaille sur le fond et les programmes ». À cela s’ajoute une difficulté de taille : faire campagne avec le Covid-19 peut devenir un casse-tête. « On ne peut pas faire campagne normalement et il va falloir être imaginatif. » Le PS fera notamment des forums thématiques sur internet, pour rassembler les sympathisants sans prendre de risque. Les candidats, de leur côté, devraient être désignés fin mars.
La France insoumise veut rassembler
Les élections, on y pense sérieusement chez La France insoumise. En coulisses, on négocie des alliances. « Nous sommes en contact avec les autres forces de gauche, comme le Parti communiste, Europe écologie les verts ou encore le pôle citoyen d’Alençon », précise Martine Hamel, cheffe de file dans l’Orne pour le parti. Les candidats n’ont pas encore été désignés.
LaRem est en marche
La République en Marche est également tournée vers les élections. « On s’y prépare activement, c’est un rendez-vous tellement important localement, lance Nicolas Bouché, référent départemental pour LaRem. Les choses avancent bien et nous auront des candidats dans un maximum de cantons. Nous voulons moderniser le fonctionnement du Conseil départemental, avec des élus et des gens de la société civile. »
Le RN croit en sa chance
Le Rassemblement national, de son côté, est très actif et termine ses commissions d’investitures, avec l’objectif d’avoir des candidats dans les 21 cantons ornais. En mars 2015, lors des dernières départementales, le parti avait réalisé le meilleur score au premier tour, sans pour autant avoir d’élu.
« Nous espérons pouvoir enfin faire rentrer des élus RN au Conseil départemental, explique Romain Barelle, chargé de mission pour les élections départementales. Nous ferons une campagne de terrain, notamment sur les marchés, dans le respect des règles sanitaires. »
L’UDI veut un report du scrutin
Les élections départementales ornaises devraient se dérouler sans candidat l’Union des démocrates et indépendants. Pour Nathalie Goulet, porte parole pour du parti centriste en Normandie et candidate aux élections régionales, la priorité est de « reconstruire l’UDI et de se focaliser sur les régionales ».
Dans ce contexte sanitaire, la candidate se prononce d’ailleurs pour un report du scrutin en septembre 2021. « Les gens ne s’y intéressent pas. Je le constate dans ma campagne pour les régionales. »
C’est en avril que le gouvernement doit confirmer la date du scrutin.