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En Maine-et-Loire, face au bond de ses ventes, le maroquinier Longchamp recrute en masse... |
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L’entreprise Longchamp, dont le siège industriel se situe à Segré (Maine-et-Loire), connaît une forte croissance de la demande et veut étoffer ses effectifs en conséquence. © Ouest-France
L’entreprise de maroquinerie de luxe, dont le siège industriel est installé à Segré (Maine-et-Loire) connaît une forte hausse de la demande depuis la fin des périodes de confinement. En conséquence, elle cherche à étoffer ses effectifs notamment en France.
Tel le cheval symbolisant la marque, Longchamp avance au grand galop depuis plusieurs mois. « On est en train de surperformer significativement , apprécie son président directeur général, Jean Cassegrain. En 2023, nous connaissons une croissance à deux bons chiffres, très importante et très inattendue, supérieure à celle du marché. »
Un bond que le PDG, venu en visite au siège industriel de Segré, en Maine-et-Loire (1) jeudi 22 juin, attribue à différents facteurs : conjoncturels d’une part, « avec la reprise du tourisme », et internes d’autre part, en termes d’organisation et de nouvelle approche commerciale notamment sur Internet.
Lire aussi : À Segré, l’usine Longchamp œuvre pour le bien-être des salariés.
Objectif : 450 recrues en 2023
Conséquence de ces ventes en forte hausse et des nombreux départs en retraite à venir (30 à 80 par an) le maroquinier de luxe est en quête de renforts humains. D’autant que l’entreprise est désormais confrontée, comme beaucoup d’autres, à un phénomène de turnover. « Minime » , tempère le PDG.
Pour cette année 2023, Longchamp ambitionne de recruter 450 personnes à travers le monde (2). Dont 200 pour ces cinq sites dans l’Hexagone : Segré donc, Château-Gontier, Ernée (Mayenne), Pouzauges (Vendée) et Rémalard-en-Perche (Orne).
Quels profils ? « Tous , répond David Burgel, le directeur industriel. Nous avons beaucoup de gens en reconversion : des anciennes infirmières, esthéticiennes, fleuristes mais aussi un chauffeur routier. On veut des gens ayant envie de travailler. Et nous, nous les formons, c’est du gagnant-gagnant. »
Une formation en interne
Une formation désormais en mode tutorat, directement dans les ateliers. « Cela permet aux futur(e)s maroquinièr(e)s d’apprendre plus rapidement les tâches. Et d’être opérationnel(le)s sur les plus simples en trois mois, et sur les plus complexes en un an. C’est motivant pour les salariés. »
Côté points de vente, Longchamp en gère 330 dans le monde, y compris dans des aéroports. « Nous avons une bonne couverture des marchés qui nous intéressent, souligne Jean Cassegrain, petit-fils du fondateur. Il reste néanmoins de la place en Chine où nous possédons actuellement 40 magasins. Nous prévoyons d’en ouvrir 20 autres dans les quatre ans. »
La marque, fondée en 1948, est aussi présente dans 900 autres boutiques à travers le monde.
(1) Le site de Segré compte 480 salariés dont 200 dédiés à la production. Parmi ces maroquiniers, 98 % sont des femmes.
(2) Longchamp possède un atelier en Tunisie (300 personnes) qui va s’agrandir, et un à l’île Maurice. Le maroquinier de luxe fait appel à des sous-traitants en Asie, au Maroc, en Roumanie et en Tunisie.