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Entre nature et histoire, au manoir de Bonvouloir... |
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La Tour de Bonvouloir, vestige du manoir du même nom édifié en 1485. © Ouest-France
Site remarquable, le manoir de Bonvouloir à Juvigny-Val-d’Andaine (Orne) propose une visite d’histoire en harmonie avec la nature.
En arrivant sur le parking voiture, le site de la tour de Bonvouloir à Juvigny-Val-d’Andaine dans l’Orne propose un parcours d’interprétation d’environ deux kilomètres qu’il est possible de découvrir à pied. Dès le départ de ce voyage pédestre, le visiteur arrive sur le croisement de deux chemins. L’un indique la direction à suivre pour rejoindre le GR 22 reliant Bagnoles-de-l’Orne Normandie et la chapelle Sainte-Geneviève, au cœur même de la forêt d’Andaine. L’autre stipule neuf étapes illustrées tout le long du sentier créé en 2015 de panneaux explicatifs présentant ce qu’est une lisière entre la forêt et le bocage.

Début du parcours vers l’étang. Ouest-France
À l’approche de l’étang, l’eau est, à son tour, mise en évidence offrant la légende du sieur de Bonvouloir. La progression se poursuit par la référence au paysage bocager.
La Tour classée
monument historique
La Tour de Bonvouloir constitue ce qu’il reste des vestiges du manoir de Bonvouloir édifié au XVe siècle (1485) par Guyon Essirard, conseiller et maître d’hôtel du duc d’Alençon. Entourée d’un fossé de défense, elle représente l’ancien logis seigneurial et culmine à 26 mètres. Un colombier et un puits profond de 33 mètres ainsi qu’une ancienne chapelle complètent harmonieusement le lieu.

Vue sur la tour de Bonvouloir près de l’étang. Ouest-France
L’originalité de cet ensemble permet le classement aux monuments historiques en 1995.
Un verger de 185 poiriers
La sixième étape conduit le marcheur vers le verger de fruitiers implanté depuis bien longtemps. En 2008, 169 communes et 16 villes portes, symbolisaient la plantation de 185 poiriers. Les deux étapes suivantes apportent leur lot de connaissances sur les poiriers à bois d’œuvre et les poiriers à fruits puis l’arbre et la forêt, la gestion de l’arbre au cœur de la forêt et la gestion de cette dernière au cours des siècles.

Le verger doté de 185 poiriers à haute tige. Ouest-France
La fin du parcours, apporte aux participants une belle leçon de choses apprise sur le terrain et des explications sur les secrets des haies.
Un centre équestre
et un jardin ethnobotanique
Acquis en 1999 par la communauté de communes du Pays d’Andaine d’alors, les initiateurs du projet ont réussi à concevoir avec détermination et beaucoup de pédagogie, un lieu devenu quelque peu magique et énigmatique aujourd’hui.

L’étang lieu de quiétude par excellence. Ouest-France
Doté d’un gîte pouvant héberger jusqu’à 14 personnes, d’un centre équestre, d’un étang et aujourd’hui d’un jardin ethnobotanique (plantes médicinales), marcheurs et touristes sont assurés de passer un moment agréable en communion avec la nature mais aussi avec l’histoire.