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ENTRETIEN. « Hâte de défendre un vrai show » : le rappeur Bekar sera à Art Sonic à Briouze... |
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Le rappeur Bekar a mis l’ambiance durant son concert. © Archives Ouest-France
Le rappeur Bekar est à l’affiche du prochain festival Art Sonic, du 18 au 19 juillet 2025, à Briouze dans l’Orne. Le jeune artiste originaire du Nord vient aussi de sortir son deuxième album, Alba. Un disque dans lequel il se livre davantage sur ses relations amoureuses.
Originaire de Roubaix (Nord), le rappeur Bekar vient de sortir son deuxième album, Alba, vendredi 27 juin 2025. Le Nordiste s’apprête à enchaîner une tournée de festivals, dont Art Sonic, samedi 19 juillet 2025. Pour l’occasion, le jeune artiste a répondu à quelqu’une de nos questions.
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Tu reprends les concerts et les festivals après avoir clôturé une tournée, en novembre 2024, à l’Olympia. Qu’as-tu fait pendant cette pause ?
Franchement, c’était une fierté de ouf de jouer dans cette salle mythique de Paris. C’est beaucoup de préparation, de stress. Et c’était un peu l’aboutissement de ces cinq dernières années de charbon. Depuis septembre, j’étais principalement en création d’album même si j’ai un peu voyagé.
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Tu as commencé la scène, juste après la sortie de ton premier disque en 2019-2020, en performant lors de premières parties. Comment étaient tes débuts ?
C’était assez stressant, je n’étais pas forcément hyper à l’aise sur le fait de me représenter sur scène. Dans la plupart des concerts, les gens ne me connaissaient pas, donc il fallait aller chercher du public. C’est un exercice qu’il faut travailler.
Et Bekar sur scène, ça donnera quoi cet été ?
Je vais jouer un peu les nouveaux sons d’Alba. Puis ensuite principalement des morceaux de l’avant-dernier projet car il est encore d’actualité. Ça va être un mix de tout ça. On a beaucoup travaillé le live et le décor scénique ces derniers temps avec une nouvelle équipe autour de nous. On a un vrai show et j’ai hâte de le défendre. Sur scène, je suis avec mon DJ et mon backeur (bras droit de l’artiste qui le seconde sur scène, NDLR). C’est une formule qui marche bien.

Bekar lors du festival A Tché Fest en Vendée. Archives Ouest-France
Un des thèmes centraux de ton album, c’est les relations amoureuses. Pourquoi parler de ce sujet ?
D’abord ça a été naturel et instinctif d’en parler. Ensuite j’ai réfléchi autour de ça. Je me suis dit, ok, c’est une notion qui ressort pas mal en ce moment dans ce que j’écris. Donc, il y a un truc a creusé là -dedans et ça pouvait devenir un élément fort de l’album. Surtout que c’est un thème que je n’avais pas vraiment approfondi. Ça faisait un petit moment que j’étais seul dans ma vie. Donc j’avais du recul sur mes relations passées et je pense que j’avais besoin d’en parler dans ma musique.
C’est plus facile pour toi d’en parler dans la musique ou avec tes proches ?
Entre potos, on en parle un petit peu mais c’est jamais très profond. Tout le monde est un peu pudique sur ses relations. Donc je n’en parle pas énormément autour de moi. Mais la musique, ça fait ressortir des trucs. Une instrumentale ça peut provoquer des vraies choses et ça peut permettre de s’ouvrir. C’est l’un des seuls endroits où je ne suis pas pudique. Je me dis, qu’il n’y a que moi qui vais écouter le morceau. En studio, tant que je suis là à rapper dans une cabine de deux mètres carrés, ça ne concerne que moi et l’ingénieur du son ou le beatmaker (compositeur, NDLR).
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Dans ton album, tu parles de Deauville. As-tu un rapport avec la Normandie ?
Oui c’est vrai (sourires). Depuis petit je vais souvent en Bretagne. Le pont de Normandie c’est la route que je prenais avec mes parents pour aller en vacances chez ma grand-mère. Mon rapport c’est ça principalement. Plus jeune, j’ai aussi fait des sorties scolaires au Mémorial de Caen, etc.