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ENTRETIEN. Jonathan Richard est éleveur ovin à Saint-Evroult-de-Montfort par passion... |
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Jonathan Richard © Ouest-France
Mardi 16 janvier 2024, à Saint-Évroult-de-Montfort (Orne), trente-sept élèves d’établissements agricoles de Normandie ont disputé des épreuves pour déterminer les meilleurs jeunes bergers de la région. Les sélections régionales de ces 19es Ovinpiades se déroulaient à Saint-Évroult-de-Montfort, dans l’exploitation de Jonathan Richard.
Jonathan Richard, qui êtes-vous ?
J’ai 41 ans, je suis installé sur la ferme depuis 2004. C’était la ferme de mon grand-père. Quand j’étais petit, avec mes parents, ma mère enseignante et mon père technicien, nous habitions en région parisienne. Chaque période de vacances, je les passais chez mon grand-père à la ferme, ici au Noyer Ménard. La vie à la ferme me plaisait beaucoup. Aussi, dès la 4e, mon parcours scolaire s’est organisé autour d’études agricoles jusqu’au BTS. En 2004, j’ai décidé de reprendre l’exploitation de mon grand-père avec ses 38 hectares et d’y installer une production ovine. Mon grand-père est ravi, mes parents, beaucoup moins. Pour eux, l’exploitation n’est pas fonctionnelle. Pourtant, ils me soutiennent, m’aident à transformer, à aménager. Fais ce qu’il te plaît, ce que tu aimes, nous te soutiendrons, me disent-ils.
Quels sont les atouts de votre exploitation ?
Mes brebis sont issues de races Ide de France, Sufolck et Romane, ce sont des allaitantes ce sont des races à viandes. En 2024, le cheptel est composé de 440 brebis et 17 béliers que j’élève sur 170 hectares (céréales et foins, dont 300 t par an sont commercialisés).
Chaque année, environs 650 agneaux viennent au monde, un tiers en novembre, un tiers en mars et le dernier tiers en mai. Cette rotation me permet d’optimiser les bâtiments de la ferme et la mise à l’herbe pour limiter les coûts de l’alimentation. Je suis autonome grâce à une production de céréales sur l’exploitation pour l’alimentation de mes ovins. Seul un complément protéinique est ajouté.
Pourquoi accueillir cette finale régionale ?
J’aime voir des jeunes qui veulent se lancer dans l’agriculture et plus particulièrement dans l’élevage, mieux élevage ovin (sourire). La filière ovine est en déclin, j’ai à cœur de la promouvoir. Pour ces jeunes qui veulent s’investir, c’est plutôt bien de leur montrer une exploitation en activité, cela leur permet de mieux visualiser l’ampleur du travail et peut être de se projeter.