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ENTRETIEN. Le battle international d’Alençon permet « aux danseurs de hip-hop de sortir de l’ombre »... |
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La neuvième édition du World invasion battle Alençon a lieu samedi 26 novembre. © Archives Ouest-France
Événement concluant la troisième édition de la semaine des cultures urbaines, le World invasion battle Alençon (Wiba) a lieu samedi 26 novembre, au parc Anova. Huit équipes internationales se produiront pour cet événement reconnu dans le monde du hip-hop.
C’est un incontournable dans l’agenda de fin d’année à Alençon (Orne). Le World invasion battle Alençon (Wiba) a lieu samedi 26 novembre, dans la salle de spectacle Anova. Huit équipes internationales vont faire le show pour cet événement concluant la troisième édition de la semaine des cultures urbaines. Président de l’association Zone 61, organisatrice du festival, Damien Guillet raconte les coulisses de la préparation de battle qui grimpe dans la hiérarchie du hip-hop.

Damien Guillet, président de l’association Zone 61, organise le battle international à Alençon, samedi 26 novembre. Archives Ouest-France
Combien d’équipes participeront au Wiba samedi 26 novembre ?
Nous recevons huit binômes de danseurs : la France, le Japon, Taïwan, la Grèce, le Maroc, Israël, l’Amérique et l’équipe Wiba composée de deux danseurs ukrainiens. Chaque année, nous passons un message à travers ce battle de hip-hop. Après le début de la guerre en Ukraine, Lussy Sky et Drud ont quitté leur pays pour se réfugier en Pologne. Leur vie d’artiste a été mise à l’arrêt le temps qu’ils puissent trouver un logement. L’association Zone 61 les a aidés financièrement en versant des cachets collectés lors de nos événements. Le battle leur offre un espace de liberté.
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Les artistes viennent des quatre coins du globe. Comment sélectionnez-vous les danseurs ?
Pour la plupart des nations représentées, c’est par mon réseau tissé au fil de mes voyages. L’équipe américaine est composée d’un danseur américain qui s’appelle Link. On se connaît depuis des années et je voulais l’inviter pour le Wiba. Il vient avec son camarade brésilien Allef qui est très bon en break. Taïwan et la Grèce ont été sélectionnés à l’issue de qualifications auxquelles j’ai pu y assister. Pour le reste, je regarde beaucoup de vidéos d’événements de hip-hop. Je ne choisis pas que les plus connus mais également ceux qui gravitent autour des stars.
Et pour le jury ?
Je sélectionne un collège de trois juges. Cette année, trois Français arbitreront les quarts, les demis et la finale. Ce sont d’anciens danseurs reconnus pour leurs compétences par les participants. Chacun est spécialisé dans un critère de notation : l’originalité, la technique et la musicalité.
Comment se positionne le Wiba dans le monde du hip-hop ?
Il prend de l’ampleur année après année. Le fait qu’il rassemble des équipes internationales permet aux danseurs de sortir de l’ombre et de se mesurer aux meilleurs, en particulier ceux qui viennent de l’Europe de l’est. Nous accueillons également des artistes de la jeune génération comme Cri6 et Wolfer (Maroc). Ils ont déjà remporté des compétitions européennes.
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L’année prochaine, le Wiba fêtera ses 10 ans…
Le temps passe vite… Pour cet anniversaire, nous marquerons le coup. La suite ? Nous aimerons continuer jusqu’aux vingt ans (rires). Après, ce genre d’événement représente beaucoup de travail et mobilise tous les membres de l’association. Nous assurons les billets d’avion, le transport de Paris vers Alençon et l’hébergement. Cela a un coût qui, sans les subventions octroyées par la municipalité, ne pourrait pas être réglé.
Samedi 26 novembre, à Anova, ouverture des portes à 19 h 30, début à 20 h 30. Billetterie sur le site internet de Zone 61 ou sur place le jour de l’événement. Prix : 8 €, gratuit pour les moins de 12 ans.