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ENTRETIEN. Sénatoriales dans l’Orne : Nathalie Goulet candidate à sa succession en septembre... |
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Nathalie Goulet, sénatrice UDI de l’Orne. © Archives Ouest-France
La sénatrice UDI Nathalie Goulet briguera un troisième mandat lors des élections sénatoriales du 24 septembre 2023. Dans l’Orne, les deux sièges seront à pourvoir.
L’Orne fait partie des 18 départements français dans lesquels les élections sénatoriales, qui se dérouleront le 24 septembre 2023, se feront au scrutin majoritaire. Les sièges des deux parlementaires seront renouvelés.
Nathalie Goulet, 65 ans, sénatrice UDI depuis 2007, est candidate à sa propre succession. Elle brigue donc un troisième mandat.
Quel bilan tirez-vous de ces six dernières années ?
Il y a eu beaucoup de moments marquants. Notamment le travail mené sur les fraudes aux prestations sociales, pour lequel j’ai été missionnée par Édouard Philippe. C’est un sujet qui se concrétise. On commence aujourd’hui à en voir les résultats. Certaines allocations ne pourront, par exemple, plus être versées sur des comptes étrangers. Il s’agit d’un travail de longue haleine que je souhaite continuer. Je suis identifiée dans ces questions de fraude aux financements publics. Il faut le rappeler, les questions de fraudes sont liées à l’état de la France et de la dette. Il faut récupérer l’argent qui part dehors.
Quel autre sujet vous a particulièrement occupée ?
Le travail effectué sur l’islam radical et les séparatismes. Je me mobilise également au sujet de la défense de la ruralité et l’accompagnement des maires. Notamment sur la loi climat et résilience et plus particulièrement sur le zéro artificialisation nette [NDLR Elle a voté contre la loi climat et résilience].
Des moments marquants ?
Le Covid évidemment. Je tiens à souligner que cette crise sanitaire a aidé les élus du département à bien travailler ensemble. Des liens qui n’existaient pas avant se sont créés. Tout en gardant nos différences bien sûr. Le président, Christophe de Balorre, a rassemblé les forces vives.
Quel projet en cas de réélection ?
Il faut déjà surtout rappeler que l’élection est la résultante du travail sur un mandat. De la présence sur le terrain. Néanmoins, il reste des travaux qui ne sont pas achevés comme toutes les questions liées à la démographie médicale. Même si chaque année, nous faisons des propositions lors du vote de la loi de financement de la sécurité sociale, il s’agit d’un problème que nous n’arrivons pas à améliorer pour le moment.
Qui sera votre suppléant ?
Une nouvelle fois, ce sera Franck Poirier [NDLR actuel maire de Tourouvre-au-Perche]. On ne change pas une équipe qui gagne !