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Eoliennes : une association écrit au préfet... |
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Patrice Cahart représente l'Association pour la protection du Perche du Sud, forte de 200 membres.
L'Association pour la protection du Perche du sud s'étonne de la modification de la charte éolienne départementale proposée par la DDE.
Dans un courrier adressé au préfet, Patrice Cahart, secrétaire de l'association, souligne notamment : « Le paysage du Perche est fait de collines et de monuments, son harmonie résulte des siècles. Or voici que la DDE de l'Orne souhaite y autoriser des batteries d'éoliennes de 150 m de haut, qui rompraient cette harmonie. On ne pourrait plus créer de chambres d'hôtes, de gîtes d'étape, de centres équestres. La valeur des maisons baisserait ».
Cet élargissement du parc français semble illogique à l'association qui ajoute : « Notre pays ne manque pas d'étendues plates et sans charme, encore peu équipées, où la présence de grandes structures peut distraire l'oeil. Les plates-formes en mer offrent aussi de vastes possibilités ».
Sur un terrain plus technique, Patrice Cahart argumente que « la rentabilité des éoliennes est artificielle. Elle tient au fait qu'EDF est contrainte d'acheter le courant éolien au triple de sa valeur, ce qui est bien sûr facturé au consommateur ». D'autre part, « la France est exportatrice de courant, elle n'a pas besoin du petit supplément que fournissent ou fourniront les éoliennes ». Autre point de vue, « les éoliennes ne fonctionnent pas quand il y a peu de vent ou trop de vent, soit trois jours sur quatre. Pour obtenir une fourniture régulière de courant, il faut coupler l'éolien pour un quart avec des turbines polluantes pour trois quarts. Ce n'est pas une vraie énergie renouvelable. De plus, les fortes pointes de consommation électrique se situent par temps froid et sans vent. La capacité de production doit donc être dimensionnée sans tenir compte des éoliennes ».
L'association s'appuie également sur « le travail des scientifiques à la production d'électricité par fusion thermonucléaire au travers du projet Iter. Quand cette production d'électricité aura démarré, les éoliennes, trop chères, seront démontées. Mais nous ne pourrons nous débarrasser des énormes socles de béton. Le Parc du Perche aura été pollué de manière définitive, pour une production de courant minime, temporaire et, tout compte fait, inutile ».