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Fermeture de classe à Saint-Pierre-d’Entremont-Cerisy : Élus et parents en ordre de bataille... |
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La première réunion organisée par Céline Davy a permis de cadrer les premières actions. © Ouest-France
La suppression éventuelle d’un poste d’enseignant dans le Regroupement Pédagogique Intercommunal Saint Pierre-Cerisy amène une mobilisation générale de la part des habitants et des élus.
À la suite de l’annonce d’une éventuelle fermeture de classes à la rentrée 2022 dans le regroupement des écoles (RPI) de Saint-Pierre-d’Entremont et de Cerisy-Belle-Étoile (Orne), l’heure est à la mobilisation. Déjà , les banderoles ont fleuri dans le bourg de Saint-Pierre. Ce mercredi soir Céline Davy présidente de l’Association des parents d’élèves (APE) a provoqué une première réunion rassemblant des parents et des élus des deux communes.
Pour la présidente, « la suppression d’un poste peut avoir la conséquence de créer des classes à triples niveaux, voire à moyen terme de fermer l’une des écoles de nos 2 communes. Or, l’école, au-delà de l’enseignement, est aussi un lieu de rencontres. » Pour rappel, le RPI rassemble 4 classes à Saint-Pierre d’Entremont et 2 classes à Cerisy-Belle-Étoile pour 104 enfants sur les 2 sites. La prévision est de 107 enfants à la rentrée de septembre 2022, ce qui ferait une moyenne de 17,8 enfants pour 6 classes. Si un poste était supprimé, cela ferait 21,4 élèves par classe.
« Il est indispensable d’ancrer nos jeunes sur nos territoires, ajoute Céline Davy. La fuite vers les agglomérations est réelle et cela a des conséquences à plus long terme, notamment sur les dynamiques économiques, culturelles et sociétales. À moyen terme, la présence d’une école influe aussi sur les commerces locaux. »
Le maintien de la classe se jouera sur 3 Ã 4 enfants
Il y a des pistes pour récupérer des enfants. L’APE, qui veut atteindre l’objectif de 110 élèves à la rentrée pour contredire la proposition de fermeture, s’y emploie déjà , par des contacts avec des parents dont les enfants sont susceptibles d’intégrer le RPI. Par ailleurs, depuis peu une toute petite section est ouverte à Loup coucou, l’école de Saint-Pierre. « Même si cela ne compte pas dans les effectifs, cela permet d’ancrer les parents dans l’école », affirme Céline Davy.
Christian Duriez, maire de Saint Pierre d’Entremont souhaite une mobilisation générale des parents de l’ensemble du RPI. « Nous avons un potentiel d’enfants sur le territoire qui ne sont pas dans notre RPI. L’école de Saint-Pierre n’ira pas en fermeture à court terme. Mais si le poste est fermé chez nous, nous n’aurions plus qu’une classe en primaire et deux en maternelle. Si le poste est fermé à Cerisy, quel est l’intérêt pour la commune d’avoir une seule classe ? Et à plus long terme : où sera l’intérêt des habitants de Cerisy de scolariser leurs enfants à Saint-Pierre d’Entremont ? » Et le maire d’insister sur la dynamique du territoire et de toutes les animations qui sont réalisées par les enseignants et les parents réunis dans l’APE créent du lien dans la commune. « Il va falloir se manifester et montrer que nous ne sommes pas d’accord et tout faire pour inverser la tendance. »
Tous à Alençon le 24 février
Dans le week-end, des tracts vont être déposés dans les boîtes à lettres. Une pétition se met en place, un appel est fait pour que tous les parents se retrouvent lundi matin à l’école de Saint-Pierre-d’Entremont à 8 h 30. « Nous avons besoin d’une mobilisation de tous pour continuer l’enseignement de qualité entrepris par les professeurs des écoles », mentionne la présidente, qui espère « une présence massive d’élus et de parents jeudi 24 février à Alençon ». C’est là que se déroulera la réunion du Comité Technique Spécial Départemental qui va définir la carte scolaire pour la rentrée de septembre prochain. Le résultat sera connu courant du mois de mai, après un dernier envoi des chiffres des écoles concernées.