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Flers agglo. Cinq chiffres pour comprendre le budget 2023 de l’intercommunalité... |
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De nouveaux travaux ont été lancés au pôle santé de Flers, afin d’éviter les inondations. Le coût des travaux est d’un million d’euros. © Ouest-France
Les élus de Flers agglo, dans l’Orne, se sont réunis, jeudi 9 mars 2023, lors du conseil communautaire pour voter le budget de 2023. Tour d’horizon en cinq chiffres.
Le vote du budget de Flers agglo s’est déroulé, jeudi 9 mars 203, à Messei, dans l’Orne. Il a été présenté par Jérémy Prévost, vice-président aux finances. Il est marqué par l’augmentation du prix des énergies et des recettes fiscales, décidées par l’État. « Nous sommes restés prudents en raison des incertitudes et au contexte que nous connaissons. Le budget a fait l’objet d’une préparation intense. Il est le reflet de nos choix et de notre stratégie », avance Jérémy Prévost.
500 000 €
L’augmentation des recettes du budget, par rapport à celui de 2022, est de 500 000 €. Au total, les recettes de fonctionnement de l’intercommunalité sont de 32 millions d’euros. « Le budget augmente uniquement car l’État a revalorisé les bases fiscales de 7,1 % et nos recettes proviennent à 65 % de la fiscalité, soit 23 millions d’euros », détaille Jérémy Prévost. Flers agglo a aussi vu son budget augmenter grâce à la bonne fréquentation du nouveau Spa du centre aquatique Capfl’O, mais aussi par la médiathèque.
Ce chiffre, 500 000 €, c’est aussi l’augmentation des coûts de l’énergie par rapport à l’année dernière. Les élus de Flers agglo ont décidé de ne pas modifier les taux d’imposition, ils sont maintenus notamment à 6,91 % pour la taxe d’habitation. Pour autant, cette dernière devrait augmenter en raison de l’augmentation de la base fiscale décidée par l’État.
5 millions d’euros
La capacité nette d’investissement a été votée pour 2023. Elle est de cinq millions d’euros. Au total, l’intercommunalité, en prenant en compte l’excédent de l’année précédente, a une capacité d’équipement de 19 millions d’euros. « Nous avons de l’ambition en investissant, tout en gardant une marge. Cela nous permettra de faire face aux imprévus en 2024 ou en 2023 en prenant une décision modificative », justifie Yves Goasdoué, président de Flers agglo.
Ces cinq millions permettront de financer de gros projets, tels que l’aménagement de la zone du Plancaïon, où devrait déménager le centre Leclerc, le pôle d’Économie sociale et solidaire de Saint-Georges-des-Groseillers et les travaux de l’ex-Monsieur Bricolage, autour de la place du 14-Juillet ou encore la rénovation du pôle de santé de Flers. L’accent est également mis sur la prévention des cyber attaques. « Ça peut paraître anecdotique mais la question n’est pas de savoir si on sera attaqué mais quand ? », insiste l’adjoint aux finances.
4Â %
Le taux d’augmentation des dépenses de fonctionnement est de 4 %. « Il est principalement lié à l’augmentation du coût des fluides et du personnel, avec la revalorisation du point d’indice décidée par le gouvernement en juillet  », poursuit Jérémy Provost. Flers agglo, pour maîtriser son budget, a ainsi procédé à un gel des embauches.
1,7 million d’euros
Le montant des subventions accordées aux différentes associations culturelles, sportives, citoyennes atteint 1,7 million d’euros. La majorité d’entre elles perçoivent les mêmes subventions que les années précédentes. Par exemple, la Scène nationale 61 bénéficie de 319 000 € ; le festival Les Bichoiseries, 27 000 € ; le club de triathlon Flers-La Ferté-Macé, 7 000 € ; les jardins partagés de Saint-Sauveur, 5 000 €.
Cette somme de 1,7 million d’euros représente aussi le coût total des énergies prévu par Flers agglo en 2023.
19 millions d’euros
Le montant de la dette de Flers agglo est de 19 millions d’euros. Elle est composée de 29 emprunts, remboursables sur onze ans et six mois, dont la majorité est à taux fixe. En 2017, la dette atteignait 25 millions d’euros. Depuis, elle n’a fait que diminuer. « L’an dernier, j’avais promis une diminution de l’annuité, je ne tiens pas mes promesses, sourit Jérémy Provost. Elle va diminuer, mais pas comme espéré, puisque nous récupérons le budget de La Crochère, c’est simplement une écriture comptable. Les taux remontent et on va essayer de négocier, pour avoir une petite soupape supplémentaire dans notre fonctionnement. »