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Flers. « Consommer local pour l’avenir de nos enfants » avec la première édition d’Assiette en scène... |
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Pour la journée Assiette en scène, Sébastien Villette, maraîcher bio, basé à Saint-Hilaire-de-Briouze, a installé son stand au marché couvert de Flers, dans l’Orne, le dimanche 5 février. © Ouest-France
Dimanche 5 février, Flers agglo, la Coop des territoires et Chansons sans frontières ont proposé une journée consacrée à l’alimentation et aux circuits courts. Marché de producteurs locaux, sensibilisation et échanges avec la population ont rythmé l’évènement Assiette en scène, à Flers, dans l’Orne.
« Acheter bio ou local, c’est acheter plus cher. » Cette phrase, Sébastien Villette, maraîcher à Saint-Hilaire-de-Briouze, ne pourrait même pas vous dire combien de fois il l’a entendue. Un petit peu plus cher certes, mais pour des produits de qualité et plus respectueux de l’environnement, c’est le message transmis par l’évènement Assiette en scène, qui s’est tenu le dimanche 5 février à Flers, dans l’Orne.
Ce dimanche matin, dans le marché couvert de Flers, les consommateurs découvrent les étales, uniquement composées de produits issus de l’agriculture biologique ou de circuits courts.
L’éveil des consciences
Parmi les commerçants présents, la petite abeille de Normandie, Christelle Hie, apicultrice à Pont-d’Ouilly, n’utilise pas de produits chimiques comme les arachnicides et utilise uniquement des ruches en bois. « Je fais de la pédagogie avec mes clients pour qu’ils comprennent que leurs habitudes de consommation sont importantes », souligne-t-elle.
Avec la journée Assiette en scène, organisée par Flers agglo, la Coop des territoires et Chansons sans frontières, l’objectif est de s’intéresser à « la problématique environnementale avec comme porte d’entrée l’alimentation », raconte Marie Courtois Prieto, chargée de production et communication chez Chansons sans Frontières. Cet événement s’inscrit dans le plan alimentaire territorial (PAT) pour lequel Flers agglo a été retenu par l’État.
Alors que 50 % des agriculteurs français vont partir à la retraite dans les dix prochaines années et que près de 20 % des émissions de gaz à effet de serre en France proviennent de la production alimentaire, « il faut soutenir les nouveaux qui se lancent dans le bio et le local », insiste Élise Méplon, coordinatrice filière bio et locale à la Coop des territoires.
Convivialité et bien manger
Une bouteille d’huile d’olive bio en main, tout juste achetée au marché, Renée et son mari Norbert en sont persuadés, « il faut consommer local pour l’avenir de nos enfants et petits-enfants ». Le couple d’amis qui les accompagnent ne les contredira pas, « le projet de Flers agglo est super car privilégier le local c’est aussi privilégier la planète et notre santé », commentent Nadine et Jean-Pierre.
Des jeux pour les enfants mais aussi pour leurs parents étaient proposés. Sur un stand, une mère et sa fille essayent de reconnaître à l’odeur ce que contiennent des petites boittes cartonnées. Un repas au menu cent pour cent végétal était proposé pour se restaurer sur place.
La réflexion et la sensibilisation sur la question du territoire et du développement durable s’est poursuivie dans l’après-midi lors de la « causerie paysanne », au centre Madeleine-Louaintier.