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Fouilles pour retrouver les restes de Marlaine Marquis : 50 militaires mobilisés pendant deux jours... |
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À gauche, le colonel Bruno Langlois, commandant la section de recherche de Caen. À droite, le colonel Pierre-Olivier Benech, commandant le groupement de gendarmerie de l’Orne. Ils ont détaillé le dispositif mis en place à La Chapelle-Souëf, pour tenter de retrouver les restes de Marlaine Marquis, mercredi 23 et jeudi 24 novembre 2022. © Ouest-France
Ce mercredi 23 novembre, les opérations de fouilles commencent, à La Chapelle-Souëf, petite commune du Perche, dans l’Orne. C’est là que le conjoint de Marlaine Marquis, qui a avoué, fin mai 2022, avoir tué sa compagne il y a trente-trois ans, dit avoir déposé le corps de la jeune femme.
Un gros dispositif est engagé, ce mercredi 23 novembre 2022, à La Chapelle-Souëf (Orne). C’est dans cette petite commune du Perche qu’une opération est menée pour tenter de retrouver les restes du corps de Marlaine Marquis, disparue il y a trente-trois ans.
Les recherches se déroulent sous une pluie battante depuis ce mercredi matin. Elles sont prévues pour durer deux jours #orne #meurtre #marlainemarquis pic.twitter.com/Fjgzw6rgpU
— Delphine Le Normand (@NormandDelphine) November 23, 2022
Des militaires barrent l’accès au site depuis tôt ce matin. À 9 h, une pelleteuse était déjà en place et un drone survole la zone de recherche. Une conférence de presse s’est tenue à 11 h.
Des dizaines de milliers de mètres carrés à fouiller
Le colonel Pierre-Olivier Benech, commandant le groupement de gendarmerie de l’Orne, a détaillé les moyens mis en œuvre. Cinquante militaires sont mobilisés, pendant deux jours, sur un terrain privé qui fait « plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés », selon le colonel Bruno Langlois, commandant la section de recherche de Caen.
Les gendarmes de Mortagne-au-Perche sécurisent les lieux et contrôlent la zone, avec le PSIG et plusieurs réservistes. Pour les investigations, les enquêteurs de la Section de recherche de Caen travaillent avec deux gendarmes de la brigade de recherche de Mortagne-au-Perche. En appui, des techniciens en identification criminelle du groupement de gendarmerie de l’Orne.
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Davantage de moyens qu’en juin
Par rapport aux opérations de recherches qui ont déjà eu lieu les 2 et 28 juin, des moyens supplémentaires sont mis en œuvre. Une équipe de spéléologues des Pyrénées-Atlantiques se tient prête à intervenir. Pour la fouille du terrain : une équipe de l’institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, basée à Pontoise, est également déployée, équipée de deux drones qui survolent le site, et d’un géo radar qui permet de repérer les anomalies dans le sol jusqu’à 8 m de profondeur.
Les fouilles s’arrêteront ce mercredi soir, à la tombée de la nuit, compte tenu de la dangerosité du dispositif à mettre en place.
Pendant ces 2 jours de fouilles, 50 militaires sont mobilisés pour tenter de retrouver les restes de Marlaine Marquis, sur un terrain privé qui fait « plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés », selon le colonel Bruno Langlois, cdt la section de recherche de Caen #orne pic.twitter.com/x9wagts2dy
— Delphine Le Normand (@NormandDelphine) November 23, 2022
Disparue en 1989
Marlaine Marquis, jeune mère de famille de 23 ans, a disparu en 1989. À l’époque, son compagnon avait raconté à qui voulait l’entendre qu’elle l’avait quitté pour un autre homme, abandonnant aussi ses deux enfants en bas âge. Tout le monde avait cru à cette fable.
Jusqu’à ce que les enfants, devenus adultes, cherchent à savoir ce qu’il était advenu de leur mère. Ils ont poussé la porte de la gendarmerie de Bellême et tout s’est enchaîné. Leur père a été placé en garde à vue, où il a fini par admettre, le 31 mai 2022, avoir étranglé sa conjointe.
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Cette opération est présentée comme celle de la dernière chance, pour retrouver les restes du corps de la jeune femme.