|
Gouvernement Bayrou : qui est Véronique Louwagie, députée de l’Orne nommée ministre déléguée ?... |
2
Véronique Louwagie (La Droite républicaine) vient d’être nommée ministre déléguée ce lundi 23 décembre 2024. © LUDOVIC MARIN / AFP
Députée Les Républicains de la deuxième circonscription de l’Orne depuis 2012, Véronique Louwagie a été nommée ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, en charge du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et moyennes entreprises et de l’Économie sociale et solidaire, ce lundi 23 décembre 2024. L’ancienne maire de L’Aigle fait donc son entrée au gouvernement Bayrou.
La députée de la deuxième circonscription de l’Orne, Véronique Louwagie (La Droite républicaine), a été nommée ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, lundi 23 décembre 2024. Elle sera en charge du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et moyennes entreprises et de l’Économie sociale et solidaire.
Suivez notre direct sur la nomination du gouvernement Bayrou ce lundi 23 décembre 2024
Vice-présidente de la commission des finances de l’Assemblée nationale, l’ancienne maire de L’Aigle fait donc son entrée au gouvernement Bayrou.
Lire aussi : Gouvernement Bayrou : Manuel Valls, Élisabeth Borne… Voici la liste des nouveaux ministres
Premiers pas en politique dans l’Eure
Expert-comptable de profession, Véronique Louwagie fait ses premières armes en politique de son département natal, l’Eure. En 1983, elle y décroche un premier mandat en tant que conseillère municipale de Juignettes, qu’elle exercera jusqu’en 1989.
Puis, de 2001 à 2008, elle intègre le conseil municipal de L’Aigle (Orne). Neuf ans plus tard, elle devient conseillère régionale à l’ancienne Région de la Basse-Normandie, où elle siège notamment à la commission des finances. En 2011, elle fait son entrée au conseil départemental de l’Orne.
Depuis douze ans sur les bancs du palais Bourbon
Ce n’est qu’en 2012 qu’elle foule pour la première fois les couloirs du palais Bourbon après avoir remporté les élections législatives dans la deuxième circonscription de l’Orne (L’Aigle-Mortagne). Elle quitte alors ses fonctions de conseillère régionale.
Selon le site Nosdéputés.fr, qui recense l’activité parlementaire des élus, elle fait partie des 150 députés les plus actifs depuis son élection.
Opposition au mariage pour tous
Sur les bancs de l’hémicycle, elle marque notamment son opposition au mariage pour tous et propose « une solution alternative, afin de prendre en compte la demande de la communauté homosexuelle : celle d’une alliance civile ».
Elle compte également parmi les signataires d’un amendement qui vise à dérembourser l’IVG si la notion de détresse est supprimée, car « cela reviendrait à banaliser un acte qui ne l’est pas ».
Parmi ses autres prises de position en tant que députée, on peut citer, entre autres, sa proposition d’une résolution visant à durcir l’accès à l’aide médicale d’État et son soutien à la réforme des retraites en 2023.
Élue maire en 2014
En parallèle de son mandat de députée, elle se présente aux élections municipales pour la ville de L’Aigle (Orne) en 2014 et remporte le scrutin. Elle quitte alors le conseil départemental de l’Orne et ne le réintégrera qu’en 2021.
Elle devra renoncer à son siège de maire trois ans plus tard, en 2017, à la suite de l’adoption de la loi sur le non-cumul des mandats. Loi à laquelle elle s’était opposée, arguant que « la qualité de travail d’un parlementaire exerçant un mandat local n’est pas altérée ».

Véronique Louwagie, députée ornaise, vient d’être nommée ministre déléguée ce lundi 23 décembre 2024. DR
Condamnée en 2022 aux prud’hommes
L’élue ornaise avait été condamnée en 2022 par le conseil de prud’hommes d’Alençon à verser la somme de 15 635 € à son ancienne femme de ménage. Cette dernière avait été licenciée pour « faute grave » en 2020, alors qu’elle était en arrêt maladie depuis 2016 avant d’être reconnue travailleuse handicapée en 2019.
Les prud’hommes avaient estimé que la démarche « pourrait s’apparenter à une tentative de se soustraire aux conséquences d’un possible licenciement pour inaptitude. Lequel implique de doubler l’indemnité de licenciement et de verser une indemnité de préavis. »
L’instance avait également annulé le licenciement, estimant qu’il était « discriminatoire au regard de l’état de santé » de la salariée.