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Guerre au Moyen-Orient : Israël bombarde Téhéran, les Libanais obligés de fuir… Le point après une semaine de conflit... |
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Au huitième jour de la guerre, les frappes d’Israël sur des bâtiments officiels de Téhéran, la capitale iranienne, se sont intensifiées. © ATTA KENARE / AFP
Ce samedi 7 mars 2026 au matin, Téhéran a été la cible d’un « pilonnage » de la part d’Israël. Dans le même temps, 300 000 Libanais sont obligés de fuir, tandis que l’Irak aussi a été touchée. Le point sur les informations de la nuit du vendredi 6 au samedi 7 mars 2026.
Voilà une semaine que la guerre au Moyen-Orient s’est déclenchée, alors que les États-Unis et Israël ont frappé l’Iran, dont le Guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei, a été tué. Israël poursuit son « pilonnage » de l’Iran, 300 000 personnes sont dans l’obligation de fuir leurs maisons au Liban, tandis que l’Irak est également touché. Notre point sur la nuit du vendredi 6 au samedi 7 mars 2026.
Israël bombardait tôt samedi matin Téhéran
« Tsahal a entamé une vague de frappes de grande ampleur » contre des cibles gouvernementales dans la capitale iranienne, selon un communiqué de l’armée israélienne diffusé dans la nuit de vendredi à samedi. Cela survient peu après que l’armée a dit avoir détecté une nouvelle salve de tirs de missiles iraniens en direction d’Israël.
Sur des images de l’Agence France Presse, un épais panache de fumée et des flammes s’échappent de l’aéroport international Mehrabad de Téhéran, touché par des frappes. D’après l’agence de presse iranienne Tasnim, plusieurs explosions ont été entendues. L’infrastructure avait déjà été visée ces derniers jours.
Les opérations militaires « se déroulent très bien », s’est félicité vendredi soir le président américain, qui avait assuré auparavant sur son réseau Truth Social qu’il n’y aurait « pas d’accord avec l’Iran, seulement une CAPITULATION SANS CONDITION ! ».
Les bombardements se sont enchaînés sans relâche, l’armée israélienne annonçant avoir frappé « 400 cibles » à travers l’Iran dans la seule journée de vendredi. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a lui affirmé avoir frappé plus de « 3 000 » cibles depuis le déclenchement de l’opération « Fureur épique » samedi dernier.
Selon les autorités iraniennes, environ un millier de personnes ont été tuées depuis le début de la guerre, dont 30 % sont des enfants, a dit le porte-parole du gouvernement vendredi. L’AFP ne peut pas vérifier ces affirmations.
Lire aussi : RÉCIT. Frappes en Iran : une semaine après l’opération « Epic Fury », tout le Moyen-Orient s’est embrasé
300 000 déplacés au Liban
Au Liban, aspiré dans le conflit quand le Hezbollah pro iranien a attaqué Israël pour « venger » la mort d’Ali Khamenei, le bilan des bombardements massifs israéliens lancés en riposte ne cesse de s’alourdir : au moins neuf morts vendredi soir dans des frappes dans l’Est, portant le bilan total depuis lundi à 226 tués et quelque 800 blessés selon les autorités.
Environ 300 000 personnes ont dû fuir les frappes israéliennes à travers le pays, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés, souvent sans savoir où aller.
Le Hezbollah continue aussi de tirer des roquettes sur Israël, 70 vendredi selon l’armée israélienne qui a, elle, dit avoir visé « 500 cibles » au Liban depuis lundi et tué « 70 terroristes » du mouvement chiite libanais.
Dans le sud du Liban, une position de la Force intérimaire des Nations unies (Finul) a été prise pour cible vendredi, blessant grièvement deux Casques bleus ghanéens, selon un média d’État et l’armée ghanéenne, le président français Emmanuel Macron parlant d’une « attaque inacceptable » .
La situation provoquée par « toutes les attaques illégales » au Moyen-Orient et au-delà risque de devenir incontrôlable, a alerté vendredi le chef l’Onu, Antonio Guterres.
Le président russe Vladimir Poutine s’est exprimé en faveur d’un cessez-le-feu « immédiat » en Iran au cours d’une conversation téléphonique avec son homologue iranien, Masoud Pezeshkian, selon le Kremlin.

Cette vieille dame fait partie des centaines de milliers de Libanais à devoir fuir leurs maisons en raison des attaques américano-israëliennes, samedi 7 mars 2026 au matin. STRINGER / Anadolu via AFP
L’Irak secoué dans la nuit
Une nouvelle attaque de drones a visé dans la nuit l’aéroport de Bagdad, qui abrite une base militaire et une installation diplomatique américaine, selon des sources sécuritaires. Le site avait été visé plus tôt par des roquettes.
Une installation pétrolière du sud de l’Irak a également été prise pour cible pour la deuxième fois vendredi par une attaque de drones, l’un d’entre eux ayant frappé le site, selon une source sécuritaire irakienne.
À Erbil, dans la région autonome du Kurdistan irakien, les forces de la coalition menée par les États-Unis en Irak ont elles intercepté des drones chargés d’explosifs et des débris sont tombés à proximité d’un hôtel, selon les autorités kurdes.