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Hervé Morin et les municipales en Normandie : « Je vais soutenir des amis quand ils me le demandent »... |
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Hervé Morin, président (Les Centristes) de la Région Normandie. © Jeanne Gobin, archives Ouest-France
Hervé Morin, président (Les Centristes) de la Région Normandie, n’est pas directement investi dans les municipales des 15 et 22 mars 2026. Il n’en demeure pas moins un observateur très attentif.
Depuis presque 30 ans, Hervé Morin a été conseiller municipal puis maire et président d’intercommunalité à Épaignes, dans l’Eure. Pour les municipales de mars 2026, il quitte la scène locale. Mais de son poste de président (Les Centristes) de la Normandie, il reste en éveil. J’ai bien sûr dit aux conseillers régionaux de la majorité de s’engager. En revanche, je resterai toujours très vigilant. La Région doit rester attentive aux besoins de toutes les communes, de droite comme de gauche. J’ai toujours veillé à faire le contraire des anciennes équipes socialistes de la Haute-Normandie. C’est ainsi que la région se grandit.
Une fois cette doctrine posée, la campagne reprend ces droits. Je vais aller soutenir des amis quand ils me le demandent, glisse Hervé Morin. J’ai enregistré quelques mots pour Aristide Olivier (centre droit) à Caen ou Véronique Louwagie (LR) à l’Aigle. J’ai participé à une réunion pour le maire de Bagnoles-de-l’Orne, parce qu’il a une ligne RN face à lui.
« Pourquoi changer quand le maire fait le job ? »
Pour Caen et Le Havre, le président normand adopte sensiblement la même position. Il semblerait incongru de changer de ligne dans ces villes où le maire fait le job »,
dit-il en substance. Il souligne la belle dynamique de l’agglo de Caen avec sa qualité de vie extraordinaire, sa démographie positive
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Pour Le Havre, il note une incroyable transformation avec des perspectives à la hauteur : le développement du campus universitaire, l’affirmation de la place industrialo-portuaire et l’aménagement de la ville ».
Hervé Morin, plus proche du premier que du second, valide l’action d’Aristide Olivier et d’Edouard Philippe (Horizons).
« Des poches de chômage élevé dans l’agglo de Rouen »
Sans surprise, à Rouen, il soutient la principale opposante au sortant socialiste, Nicolas Mayer-Rossignol : Marine Caron (Horizons). Elle a réussi à faire l’union à droite et elle présente un vrai projet de développement économique dans une métropole où les poches de chômage restent à des niveaux élevés.
Hervé Morin adopte la même ligne pour Cherbourg où il annonce soutenir la liste de centre-droit menée par Camille Marguerite, une super candidate pour une ville aux enjeux majeurs, où il faut une municipalité ambitieuse.
À Cherbourg, ville historiquement à gauche, le sortant Benoit Arrivé (PS) est candidat à sa succession.
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