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Ils voyagent jusqu’à Alençon grâce à la danse folklorique... |
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Pour cette 32e édition du festival des Folklores du monde, six nations sont mises à l’honneur. © Archives Ouest France
Ce ne sont pas moins de six nations qui montent sur la scène du festival des Folklores du monde cette semaine. Pour les danseurs traditionnels, cette 32e édition représente une nouvelle opportunité de parcourir le monde.
Je voyageais pour la première fois en 1995 et depuis la danse continue de m’apporter de nouvelles opportunités
, raconte Hector Leal, directeur général du groupe de danseurs guatémaltèques Maiz y frijol [Maïs et haricots rouges en langue maya]. Ce mardi 9 juillet, les artistes se préparent à Anova, pour les animations de la 32e édition du festival des Folklores du monde. À quelques mètres d’eux, les groupes argentins, ougandais, ukrainiens, mais aussi alençonnais ont aussi enfilé leurs costumes.
Nous sommes allés plusieurs fois en France mais aussi en Italie, en Espagne, en Slovaquie, en Pologne, aux États-Unis et à Taïwan
 », énumère Hector Leal. Accompagné de ses vingt-huit danseurs, il souhaite valoriser la culture guatémaltèque et préserver les traditions de son pays. Pour l’artiste, partir en tournée aux quatre coins du monde est aussi un moyen de rencontrer d’autres danseurs qui défendent les mêmes valeurs de partage
 ».
Favoriser « l’échange culturel »
Pour Samuel, 28 ans, c’est une première en France. Il a commencé la danse à l’âge de 7 ans, avant d’intégrer le groupe ougandais Crane performers. Voyager à l’étranger semblait impossible pour lui avant le début de sa carrière, mais il compte déjà cinq pays à son actif. Maintenant, je peux m’adapter à toutes les situations
, plaisante le jeune danseur.
En face de lui, le reste de la troupe acquiesce en souriant, avec parmi eux Brenda, 28 ans. Pour elle, la danse folklorique permet de s’évader : Mon métier me fait vivre mais en plus de ça, j’ai la chance de rencontrer des gens et de participer à cet échange culturel. Je suis encore jeune et j’ai tout à découvrir
 !
 », s’exclame la danseuse.
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Pour les membres de la troupe ukrainienne Malva, la danse folklorique reste avant tout un moyen de soutenir leur pays en guerre. Pour rappel, ces femmes se sont improvisé danseuses quelques mois après leur arrivée en France, en mars 2022. Accompagnées de la chorégraphe Larissa Piddubnyak, les réfugiées ukrainiennes remettent le couvert pour la troisième fois à Alençon.
Notre objectif, c’est de mettre en valeur l’Ukraine pour que les gens n’oublient pas la guerre et la souffrance des nôtres
 », souligne Yuliia Raoult.
Cette édition des Folklores du monde s’achèvera le dimanche 14 juillet. Au programme d’ici là  : spectacles et animations, sans oublier le traditionnel défilé des nations, au départ du parc de la Providence, samedi 13 juillet.
Du 6 au 14 juillet, à Alençon. Programme complet et billetterie sur lesfolkloresdumonde.fr