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Inquiétude autour de l’extraction de Mohamed Amra : « Les syndicats ont raison », déclare Retailleau... |
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L’extraction annoncée de Mohamed Arma a suscité de l’indignation chez les syndicats pénitentiaires. © EPA/MAXPPP
Ce mercredi 4 juin 2025, Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, a réagi à la possible extraction de Mohamed Amra, narcotrafiquant, incarcéré à la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), pour être interrogé par des juges d’instruction, à Paris. Cette annonce crée de la colère chez des syndicats pénitentiaires, lesquels rappellent le drame qui était survenu avec la mort de deux de leurs collègues lors de la dernière extraction d’Amra, en mai 2024.
Le ministre de l’Intérieur a réagi, ce mercredi 4 juin 2025, à l’extraction de Mohamed Amra, narcotrafiquant incarcéré à la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), pour être interrogé par un juge d’instruction, à Paris, la semaine prochaine. Cette décision suscite l’indignation de syndicats pénitentiaires français, qui se disent « outrés et scandalisés » et parlent de décision « incompréhensible et inadmissible ».
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« Les syndicats ont raison »
« Ils ont raison, a réagi Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur. Chaque extraction, non seulement, consomme des moyens qui coûtent cher aux contribuables et, surtout, à chaque fois ce sont des risques. »
On se souvient que le 14 mai 2024, deux agents pénitentiaires normands, Arnaud Garcia, 34 ans, et Fabrice Moelho, 52 ans, ont été abattus au péage d’Incarville (Eure) lors d’une extraction de Mohamed Amra, détenu pour d’autres affaires judiciaires. Trois autres personnes avaient été grièvement blessées.
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« Ce sont des risques majeurs »
Le ministre de l’Intérieur a défendu la loi narcotrafic qui prévoit le recours à la visioconférence pour ce type d’audition, toujours chez nos confrères de RTL. « Je ne suis pas garde des Sceaux, on essaie de rester à notre place », a commencé le ministre de l’Intérieur. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a assuré, lui, sur TF1 mardi 3 juin, que le transfert se ferait dans de « magnifiques conditions » encadrées par le GIGN ou le Raid et s’est dit certain « qu’il ne se passera rien ».
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« Faire sortir des gens aussi dangereux d’une prison, ce sont des risques majeurs, a reconnu Bruno Retailleau. Dans la loi narcotrafic, il y a un dispositif qui rendra obligatoire l’audition de ces gens-là par visioconférence. C’est fondamental, parce que sinon nos policiers, nos gendarmes, les agents de la pénitentiaire peuvent risquer leur vie. Il faut que soit le juge se déplace, soit qu’il y ait une visioconférence. »
Au total, trente-huit personnes, dont le narcotrafiquant, sont mises en examen dans le dossier de l’évasion de Mohamed Amra.