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L’épicière de Sainte-Scolasse-sur-Sarthe passe la main... |
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Aurore Fauvieux, son époux, Thérèse Bignon et son mari. © Ouest-France
Une cérémonie a marqué le changement de commerçants à l’épicerie, lundi 5 février 2024, à la salle des associations. Un moment convivial pour les clients de ce commerce de proximité.
Après dix-neuf ans passés à tenir l’épicerie de Sainte-Scolasse-sur-Sarthe (Orne), Thérèse Bignon et son mari passent le témoin : « Le 1er février était la date anniversaire. Une belle expérience, de bons souvenirs, de belles choses avec les gens du village. » Une réception était organisée, lundi, pour marquer l’événement.
La relève est assurée. Le flambeau est repris par une « enfant du pays », Aurore Fauvieaux, qui vit dans la commune. Jusqu’à présent, elle travaillait à Saint-Julien-sur-Sarthe et était opticienne. « Pendant mes congés maternité j’ai réalisé que je voulais changer de voie. » Son mari, qu’est salarié agricole, la secondera.
Continuité
Aurore Fauvieaux entend poursuivre sur la voie de ses prédécesseurs. Mais elle pense aussi « développer les produits locaux, pérenniser les choses car il faut qu’il y ait du commerce de proximité ». En changeant de travail, elle voulait aussi garder la partie commerciale, la proximité, « je ne souhaite pas travailler en grande ville, les gens, ici, je les connais, on crée des liens ».
Une foule nombreuse
Pour marquer la transition, lundi, les anciens et les nouveaux ont invité la clientèle de l’épicerie à venir boire un verre, dans la salle des associations de la commune, vite pleine, car, au fur et à mesure, sont arrivés de la commune et des communes environnantes, entrepreneurs, maires, anciens maires, habitants, agriculteurs… Lucette Beaudoire, maire de Sainte-Scolasse-sur-Sarthe, a exprimé sa satisfaction pour cette reprise. Alain Belloche, l’ancien maire, a rappelé la volonté bien ancienne de permettre l’installation et la pérennisation des commerces dans la commune qui compte aujourd’hui, un salon de coiffure, un bar, un fleuriste, une épicerie, un bureau de poste, un cabinet médical, une boulangerie, une boucherie. Un choix structurant.
Témoignages
Hellène et Michel, de Sainte-Scolasse-sur-Sarthe, racontent leurs habitudes. Ils « font travailler les commerces du village, trois fois par mois achètent fruits et légumes à l’épicerie, car c’est très important ». Christine confirme : « Cela assure la vie du bourg. J’y vais souvent. » D’autres rappellent combien Thérèse Bignon et son mari ont tout au long de leur exercice toujours eu une grande compassion pour ceux qui avaient des difficultés dans la commune. C’est aussi cela le commerce de proximité.