|
Que vient faire Emmanuel Macron à la centrale nucléaire de Penly, en Normandie, ce jeudi ?... |
1
Le président français Emmanuel Macron sur le perron du palais de l’Élysée, le 11 mars 2026. © Serge Tenani / Hans Lucas via AFP
Ce jeudi 12 mars, le président de la République sera en déplacement en Seine-Maritime. Il animera un Conseil de politique nucléaire depuis la centrale de Penly, près de Dieppe. Plusieurs points seront évoqués.
Le président de la République continue sa semaine rythmée par les enjeux liés au nucléaire. Après avoir accueilli le deuxième sommet international nucléaire, mardi, près de Paris, Emmanuel Macron se rend à la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime), entre Dieppe et Le Tréport, ce jeudi 12 mars 2026 afin de présider un Conseil de politique nucléaire.
Cette instance – qui rassemble plusieurs ministères, les autorités compétentes comme l’ASNR (Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection), ainsi que les géants français EDF et Orano – est chargée de fixer les grands objectifs de la stratégie nucléaire nationale et décide d’orientations sur le programme de relance du nucléaire civil en France.
Plusieurs objectifs annoncés
Trois objectifs sont au programme, selon l’Élysée. Le premier est d’avancer sur la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires EPR2 – à Penly mais aussi Gravelines (Nord) et Bugey (Ain). EDF doit prendre sa décision finale sur ces investissements à la fin de l’année. L’éventualité de construire quatre paires de réacteurs supplémentaires sera également évoquée.
À Penly toutefois, des travaux ont pourtant déjà démarré : « La mise en service est prévue en 2038 pour le premier réacteur, le second a vocation à être mis en service un an plus tard », indique l’Élysée. Dans ce contexte, le Conseil de politique nucléaire vise à « permettre la bonne mise en route de l’ensemble des chantiers d’ici à la fin de l’année et assurer la livraison des réacteurs dans les temps et dans les coûts ».
Le but, entre autres, pourrait bien être d’éviter le dérapage du chantier de l’EPR de Flamanville, dont le coût avait été multiplié par six et la durée du chantier par quatre…
Soutien à Orano, construction de SMR…
Par ailleurs, un point d’étape sur la feuille de route de l’amont et de l’aval du cycle du combustible nucléaire sera effectué. Pour sécuriser l’amont, l’État entend apporter son soutien à Orano sur l’approvisionnement en uranium de la France à moyen et long terme.
Le troisième objectif de ce Conseil portera sur le soutien à la construction de SMR (pour Small Modular Reactors), des petits réacteurs plus faciles à fabriquer. Une technologie qui peine à démarrer mais qu’entend également soutenir la Commission européenne : elle doit présenter ce mardi un projet en ce sens.