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L’épopée du cheval percheron dans un nouveau livre de Jean-Léo Dugast... |
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Jean-Léo Dugast présente son nouvel ouvrage. © Ouest-France
Le photographe spécialiste du cheval percheron a retracé l’histoire de cet animal emblématique depuis deux siècles. Dans son sixième ouvrage, publié aux Éditions de l’Étrave, basées à Igé (Orne), il met en valeur des documents anciens.
Professeur de français en début de carrière, puis photo reporter jusqu’au seuil des années 2000, Jean-Léo Dugast se passionne depuis cette date pour les chevaux de trait, et notamment les percherons. Il collabore avec de nombreux journaux spécialisés sur ce thème et sort son sixième livre, L’épopée percheronne, aux Éditions de l’Étrave, d’Igé (Orne).
Après avoir voyagé sur tous les continents, j’ai eu envie de regarder autour de moi,
explique ce natif de Mamers, jusqu’à devenir le spécialiste dans ce domaine.
Pour autant, Jean-Léo Dugast n’a pas abandonné son âme voyageuse : Pour réunir tous les documents, j’ai dû me rendre à l’étranger, notamment aux USA, qui ont été de grands importateurs de nos chevaux.
Un travail de fourmi pour réunir l’iconographie
L’enjeu de cet opus est de retracer l’évolution du cheval percheron depuis deux siècles. Les documents les plus anciens consistent en des peintures, des gravures et des lithographes, singulièrement des documents publicitaires pour inciter les amateurs à acheter ces montures. L’un des importateurs américains les faisait représenter comme il les affectionnait ; assez ronds et avec peu d’air sous le ventre : traduisez ; avec de courtes jambes. J’ai dû fouiller dans les archives d’université, les catalogues d’importateurs étrangers et d’éleveurs de la région, et suis tombé sur des pépites : spécialement la photo dont s’est servie Rosa Bonheur pour représenter Voltaire, étalon emblématique de la race.
Une évolution sur deux siècles
À l’origine, le percheron était un cheval plutôt léger, destiné à la traction de diligences, d’omnibus ou de véhicules de service, puis au fil des besoins, il a forci pour être employé dans les travaux des champs, et pendant la Première Guerre pour transporter canons et lourdes charges au front.
De nombreuses illustrations de cette mutation apparaissent dans l’ouvrage ; percherons dans les écuries du Bon Marché, tractant un véhicule de pompiers parisiens, ou encore dans des mises en scène familiales aux USA.
Un animal en voie de disparition… puis de réhabilitation
Dans les années 60, le cheval de trait a été progressivement remplacé par les tracteurs, jusqu’à être classé en voie de disparition. Actuellement, il y a environ 700 naissances par an et de nouveaux débouchés : viticulture, circulation en zone fragile sur le plan écologique, collecte de déchets en centre-ville, comme c’est le cas dans le vieux Mans, et bien sûr loisirs, comme nous le voyons à la belle saison !
L’épopée percheronne, de Jean-Léo Dugast, aux Éditions de l’Étrave, 144 pages. Prix : 30 €.