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L’humoriste et comédien Djimo mis en examen pour viol... |
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L’humoriste Djimo a été mis en examen pour viol. Ici sur scène lors d’un festival à Mandelieu-la-Napoule, en 2023. © ERIC DERVAUX/Hans Lucas via AFP
Après une plainte déposée par la comédienne de doublage Élise Vigné, l’humoriste Djimo a été mis en examen pour viol, selon « Mediapart » et « Le Parisien ». Le stand-uppeur et comédien conteste les faits.
L’humoriste Djimo a été mis en examen pour viol, après une plainte déposée par la comédienne de doublage Élise Vigné, rapportent Mediapart et Le Parisien , ce vendredi 23 janvier 2026. Le comédien et l’humoriste Lenny M’Bunga, également cité dans la plainte, avaient auparavant été placés sous le statut de témoin assisté, le premier pour « viol commis en réunion » et le second pour « complicité de viol commis en réunion ». Lenny M’Bunga reste actuellement sous le statut de témoin assisté.
Des faits qui remontent à 2015
Élise Vigné, qui s’est exprimée publiquement dans plusieurs médias, décrit des faits qui se seraient déroulés en 2015. Après avoir passé une soirée en compagnie des deux stand-uppeurs, elle les aurait invités chez elle. Elle aurait eu ensuite un rapport sexuel « consenti » avec Lenny M’Bunga dans une chambre. Ce dernier se serait ensuite éclipsé. En entendant une personne passer le pas de la porte, elle raconte avoir cru que Lenny M’Bunga était revenu. Elle n’a « pas pu voir [son] identité », puisque « la chambre était totalement dans le noir », a-t-elle précisé à Mediapart.
Cette personne aurait ensuite entamé un rapport sexuel alors que la comédienne commence à s’endormir. « J’ai dit d’arrêter […], il est tout de suite sorti de la chambre en courant », explique-t-elle. Elle serait ensuite sortie à son tour de la pièce et aurait trouvé Djimo « sur le palier », avec « le pantalon ouvert et sa ceinture pend [ant] sur les côtés ». La comédienne avait finalement porté plainte en 2023.
Une « petite avancée », pour la comédienne
L’humoriste, qui bénéficie de la présomption d’innocence, conteste les faits. « Cette mise en examen ne repose sur aucun élément nouveau », dénoncent ses avocats, Mes Gabriel Dumenil et Marc Bailly, auprès du Parisien.
Élise Vigné a salué elle une « petite avancée ». « Ce n’est pas fini, ce n’est pas gagné, mais, au moins, j’ai l’impression que ça avance un peu », a-t-elle confié au quotidien francilien.