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La CDC des sources de l’Orne instaure une taxe de séjour : « On n’est pas contre, mais… »... |
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L’instauration d’une taxe de séjour a fait débat, mais a finalement été votée. © MARC OLLIVIER / Archives OUEST-FRANCE
La communauté de communes des sources de l’Orne a voté l’instauration d’une taxe de séjour à compter du 1er janvier 2026. Les élus en ont débattu, mais l’ont presque tous votée, une seule abstention est à noter.
L’instauration d’une taxe de séjour a fait débat au conseil communautaire des sources de l’Orne, pour être finalement votée presque à l’unanimité, à une abstention près, ce jeudi 12 juin 2025. Elle sera instaurée à compter du 1er janvier 2026. Le but de cette taxe : générer des recettes qui devront être consacrées au développement et à la promotion touristique du territoire.
Ces recettes pourraient s’élever entre 11 000 et 13 000 €. Elle doit aussi permettre d’identifier les hébergeurs non déclarés.
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« Dommage de taxer en cette période »
Mostefa Maachi, conseiller communautaire depuis sa démission de la vice-présidence de la communauté de communes (CDC) en 2023 et maire de Sées, s’agace : « Je trouve dommage de taxer en cette période de récession. Les gens n’ont pas trop d’argent, franchement, c’est mal venu. »
Marie-Caroline Malewicz Labbé, vice-présidente de la CDC, réagit : « La taxe de séjour est instaurée quasiment partout sauf sur le territoire de la CDC. Si on n’a pas de budget, on ne va pas pouvoir accueillir les touristes avec des chemins de randonnée pourris, avec une mauvaise signalétique… »
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« Je suis partisan de cette taxe »
Jean-Marie Taupin, maire de Tanville, déclare quant à lui : « Je suis partisan de cette taxe, on harmonise par rapport aux collectivités alentour. Partout où l’on se rend en vacances, on paye une taxe de séjour. Je trouve que là , on se prive d’une recette. Il faudra seulement être vigilant à l’utilisation de cette recette pour améliorer le tourisme. Mais ça peut contribuer à l’économie locale. » Et d’ajouter : « Il y a pas mal de logements en Airbnb sur le territoire, s’ils sont corrects, ils accepteront la chose. »
Jean-Pierre Fontaine, le président de la CDC, appuie : « Le seul hôtelier de la communauté de communes est pour et trouve ça normal. » Mostefa Maachi conclut : « Sur le principe, on n’est pas contre, mais je trouve que c’est malvenu. »