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La Fête d’ici et d’ailleurs, pilier de la vie locale d’Alençon : « On est là pour être ensemble »... |
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La 42e édition de la Fête d’ici et d’ailleurs s’est déroulée dans le quartier de Courteille, à Alençon, dimanche 15 juin 2025. © Ouest-France
La 42e Fête d’ici et d’ailleurs s’est déroulée au square des Pommiers, dans le quartier de Courteille, à Alençon (Orne), dimanche 15 juin 2025. Comme tous les ans, le rendez-vous multiculturel a rassemblé les Alençonnais de tous âges. Dans un contexte international anxiogène, beaucoup ont choisi le partage et la fête.
« On vient presque tous les ans, on est là pour être ensemble », résume Jean-Louis Pitet, venu en famille profiter des animations de la Fête d’ici et d’ailleurs, dimanche 15 juin 2025. Chaque année, ce rendez-vous rassemble des dizaines d’associations d’Alençon autour de valeurs communes de multiculturalisme, d’égalité des droits et des chances, de paix…

« On est là pour découvrir les cultures des autres », expliquent Yousria et Zahra. Ouest-France
Alors que la paix est justement mise à mal dans le monde, cette 42e édition était aussi une bouffée d’air frais. « J’écoute évidemment ce qu’il se passe dans le monde et ça fait peur, mais là, on est juste entre amies », commente Yousria, 16 ans, élève de seconde à Saint-François. Elle déguste un sandwich avec Laïly, 15 ans, Leïna, 15 ans, et Zahra, 16 ans. Les trois adolescentes sont là pour passer un bon moment et « découvrir les cultures des autres ».

La fête est particulièrement animée pendant le déjeuner, quand les visiteurs se pressent autour des stands de nourriture. Ouest-France
La Fête d’ici et d’ailleurs a choisi son terrain
À l’heure du déjeuner, les effluves de mets épicés se mélangent et les files d’attente se rallongent autour des stands de nourriture des quatre continents. « Je suis venu voir s’il y avait du couscous, et oui il y en a ! C’est mon plat préféré », explique un retraité de Courteille, devant la table de l’association Solidarité avec les réfugiés où il paiera son assiette trois euros. « On mange africain ! », décide une jeune femme en attirant son groupe de l’autre côté du square des pommiers, choisi cette année pour l’événement.

Jean-Louis Pitet, deuxième rang à gauche, vient tous les ans en famille, « pour partager ». Ouest-France
L’après-midi a été rythmé par la musique et les jeux. « C’est un beau rendez-vous pour les associations, il rassemble beaucoup de monde de tous les quartiers », ajoute Jean-Louis Pitet, lui-même membre du Soleil du point du jour. À 14 h, un match de football « pour Gaza » est venu rappeler le contexte international, mais la Fête d’ici et d’ailleurs a choisi son terrain, celui de la tolérance et du partage.