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Le Mémorial de Caen condamné aux prud’hommes pour le licenciement abusif d’une ancienne directrice de service... |
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Une ex-directrice de service du Mémorial de Caen (ici en photo) avait contesté son licenciement pour « insuffisance professionnelle » aux prud’hommes, jeudi 20 novembre 2025. Les juges lui ont donné raison et condamné le musée à lui verser près de 38 000 €. © Charles Bury / Ouest-France
Une ex-directrice de service du Mémorial de Caen (Calvados) avait contesté son licenciement pour « insuffisance professionnelle » aux prud’hommes, jeudi 20 novembre 2025. Les juges lui ont donné raison et condamné le musée à lui verser près de 38 000 €, dans une décision rendue publique ce jeudi 29 janvier 2026.
« Le conseil de prud’hommes dit que le licenciement de madame […] est dénué de toute cause réelle et sérieuse ; condamne le Mémorial de Caen à payer à madame […] les sommes suivantes : 37 913,93 € au titre de dommages et intérêts pour licenciement abusif, 1 500 € au titre de l’article 700 du Code de procédure civile. »
Ce jeudi 29 janvier 2026 après-midi, dans une décision que Ouest-France a pu consulter, les juges prud’homaux de Caen (Calvados) ont donné raison à l’ex-directrice de service qui avait attaqué le Mémorial pour licenciement non fondé. Ils n’ont pas, en revanche, retenu la notion de harcèlement moral de la part du directeur, que la salariée dénonçait. L’affaire, survenue sur fond de tensions sociales dans le lieu dédié à la paix, avait été examinée à l’audience du 20 novembre 2025.
« Violence managériale reprochée au directeur »
Les juges ont d’ailleurs estimé, dans leur décision, que ce licenciement abusif pouvait « illustrer la violence managériale reprochée au directeur du Mémorial par voie de presse, car cette rupture ne peut être rattachée à aucun autre motif » . Kléber Arhoul, arrivé en 2023, a entre-temps été poussé vers la sortie, comme l’a annoncé le maire de Caen (qui préside cette Société anonyme d’économie mixte locale) le 4 décembre.
Plusieurs salariés s’étaient exprimés dans les médias depuis le printemps 2025 pour dénoncer un management « humiliant » ou entaché de « mépris » En décembre 2024, le musée avait d’ailleurs été condamné pour harcèlement moral envers une autre salariée, par la même juridiction. Sanction frappée d’un appel.
Un mois pour faire appel
Concernant l’ex-directrice de service, le Mémorial est, en outre, condamné aux prud’hommes à « rembourser à France travail les éventuelles indemnités chômage perçues par madame […] dans la limite de six mois » . Il dispose d’un mois pour faire appel.