|
Le niveau des réserves d’eau de l’Orne « rassurant » mi-mars, proche des moyennes de saison... |
2
L’eau traitée par l’usine de traitement des eaux de Courteille à Alençon (Orne) provient de deux sources : la Sarthe et les forages. © Archives Ouest-France
Retour à la normale pour la ressource en eau dans l’Orne. Le Syndicat départemental des eaux présente un point de situation rassurant en ce début de printemps 2024. Les nappes se sont remplies pendant l’hiver et le niveau actuel est proche des moyennes de saison, voire supérieur à l’Est du département.
Les réserves d’eau du département de l’Orne ont un niveau proche des moyennes saisonnières sur l’ensemble du département, en ce début de printemps. Un retour à la normale « plutôt rassurant », indique le Syndicat départemental des eaux, mercredi 20 mars 2024, quand l’année 2023 a été « directement impactée par le contexte hydrologique et le changement climatique ».
Lire aussi : « Ils sont indispensables pour les industriels » : trois châteaux d’eau au nord d’Alençon rénovés
D’où vient l’eau potable dans l’Orne ?
L’eau potable distribuée dans les foyers ornais provient à la fois d’eaux de surfaces et d’eaux souterraines. 135 stations de traitement s’occupent de l’eau souterraine, par des forages, ce qui représente 68 % du volume total. Et dix traitent les eaux de surfaces, comme celles des rivières (32 % des volumes). En 2023, plus de 23 millions de litres ont été distribués dans l’Orne.
Lire aussi : À Alençon, on a visité l’usine de traitement des eaux de Courteille
Quel est l’état actuel de la ressource en eau ?
« À mi-mars, le niveau des réserves d’eau dans les rivières et dans les nappes est proche des normales saisonnières sur l’ensemble du département, annonce le Syndicat départemental des eaux. Plus aucun secteur ne se trouve en niveau bas et la tendance persistante est plutôt la stabilité. »
Lire aussi : VRAI/FAUX. Nappes phréatiques, rivières, climat… La sécheresse menacera-t-elle l’Orne en 2024 ?
Tout le département est-il logé à la même enseigne ?
À l’Est de l’Orne, le niveau des nappes est autour de la moyenne. À l’Ouest, il est au-dessus, « modérément haut », plus précisément. Une des raisons à cette différence : il pleut toujours davantage à l’Ouest de l’Orne (900 mm/an) qu’à l’Est (700 mm/an).

Le niveau des nappes dans le département de l’Orne en mars 2024. SDE61
À l’Est, l’eau captée provient de forages. Les trois sécheresses hivernales se sont traduites par des risques de rupture d’approvisionnement, particulièrement dans le Nord-Est. À l’Ouest, là où ce sont les eaux de surface qui sont exploitées, les pluies régulières du second semestre sont venues renflouer les cours d’eau, assurant l’alimentation dans le Bocage.
Y a-t-il des fuites sur le réseau ?
Les réseaux de distribution d’eau potable s’étendent sur plus de 11 000 km dans le département. Or, 18 % des volumes d’eau ne parviennent pas jusqu’aux robinets de l’usager, s’évaporant avant dans la nature… Un taux légèrement supérieur à la moyenne nationale. Le Syndicat départemental de l’eau a fait des travaux sur le réseau une priorité. « Sur son budget 2024, le conseil départemental y consacre une enveloppe supplémentaire exceptionnelle d’un million d’euros », précise le président, Christophe de Balorre, également à la tête du Syndicat départemental de l’eau.