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Le Pin-au-Haras. Concours national de race normande, une réussite... |
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Olande, la championne des championnes, avec Jean-Paul Texier, son éleveur. © Ouest-France
Qualité des animaux, public nombreux, animations réussies, météo au rendez-vous… L’organisation de ce National de la race normande au haras du Pin (Orne), les 1er et 2 juillet 2023, a été impeccable.
La dernière organisation du concours national de la race normande dans l’Orne remontait à 1982. Au vu du succès enregistré à l’occasion du National qui vient de se tenir le 1er et 2 juillet 2023 devant le haras du Pin, il serait dommage d’attendre encore quarante ans avant de revoir cet événement.
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Preuve que l’Orne sait recevoir, la désignation de la championne des normandes, samedi, a vu la victoire d’une vache élevée… en Bretagne.

Les participants et participantes au concours de meneur au National de la race Normande. Ouest-France
En l’occurrence Olande, magnifique animal né à Essé (Vilaines) dans le Gaec des frères Jean-Paul et Jacques Texier. « On fait des concours dans la famille depuis 1993, mais cette victoire est invraisemblable, le suspense a duré jusqu’au dernier moment », savoure Jean-Paul Texier, 45 ans.

Le marché du terroir et de l’artisanat a attiré du monde. Ouest-France
Dimanche, l’heure était au concours des meneurs et meneuses de normandes, ces jeunes ouvriers agricoles qui sont chargés de bichonner puis de mettre les vaches en valeur pendant les épreuves. Les qualités requises ? « Avoir une bonne tenue du licol, faire en sorte que l’animal ait de la prestance, qu’il soit le plus beau le plus longtemps possible sur le ring, énumère la Bretonne Anne Merdrignac, présidente du jury. Un bon meneur doit se faire oublier, car dans un concours la star c’est l’animal, pas lui ! »

Plus de 200 vaches ont défilé à l’occasion du National de la race Normande 2023. Ouest-France
D’où ce concours qui, paradoxalement, a mis en lumière des jeunes filles et garçons dont la principale qualité est de se mettre en retrait…

Léo Defois, victorieux du concours de meneurs au National normand. Ouest-France
Des six finalistes (trois de Bretagne et trois des Pays de la Loire), la victoire est revenu à Léo Defois, ouvrier agricole de 21 ans, venu avec son patron depuis Le Mesnil-en-Vallée (Maine-et-Loire). Jeune mais déjà habitué car il s’agissait là de sa troisième participation à un National. « Je suis content, j’avais bien dressé Rkalitchita », a résumé sobrement l’intéressé.

De nombreux exposants étaient présents au National normand. Ouest-France
Le public, là aussi très nombreux, a pu déambuler au gré d’un village tout en longueur dans l’allée Louis XIV, avec le château du haras du Pin en perspective. Les animations ont visiblement attiré du monde, de même que les étals du marché du terroir et même les stands dédiés à la filière professionnelle. Faudra-t-il attendre 2063 pour revoir le National normand dans l’Orne ?