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Le Samu et les pompiers de l’Orne auront un centre d’appels commun d’ici fin 2025 à Alençon... |
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La première pierre du Centre d’appels d’urgence de l’Orne (CDAU 61) a été posée mercredi 6 novembre 2024 par la directrice du Sdis, devant le directeur général de l’ARS de Normandie, le préfet de l’Orne et le président de conseil départemental. © Ouest-France
Mercredi 6 novembre 2024, la première pierre du Centre départemental d’appels d’urgence (CDAU) de l’Orne a été posée à Alençon. Le bâtiment sortira de terre à la fin de l’année prochaine, avec un coût avoisinant les 2,8 millions d’euros.
Il aura fallu « trois ans de gestation du projet », résume Christophe de Balorre, président du conseil départemental, en ce jour symbolique de pose de la première pierre du prochain Centre d’appels d’urgence de l’Orne, le CDAU 61, à Alençon (Orne).
Après un an et demi de travaux, les équipes de Samu-Smur et des pompiers partageront une seule et même plateforme de « traitement et de gestion des appels d’urgence », comme le spécifie le Service départemental d’incendies et de secours (SDIS) dans un communiqué.
En 2023, les pompiers et les urgentistes ont reçu plus de 220 000 appels : l’ambition du CDAU est donc de « faciliter le travail des équipes du 15 et du 18 […] et d’améliorer la réponse apportée à l’urgence vitale immédiate » grâce à une « régulation médicale et ambulancière ». Les médecins de ville participeront en effet à l’orientation des appelants.
Regrouper les appels d’urgence et optimiser la gestion de crise
L’Agence régionale de santé (ARS) de Normandie finance plus de la moitié de ce centre d’appels à 2,8 millions d’euros. Son directeur général, François Mengin Lecreulx, s’est félicité de la sortie de terre prochaine « d’un lieu emblématique de la relation entre le 15 et le 18, dont la collaboration dans l’Orne est efficace et bénéfique », malgré un « déficit de densité médicale » indéniable.
Le préfet de l’Orne Sébastien Jallet, a souligné qu’entre 2003 et 2023, le nombre d’intervention « d’urgence à la personne » a été multiplié par sept. D’après lui, c’est cette « sur sollicitation des services de secours » a rendu ces dernières années « des situations non maîtrisables » , faisant germer en 2018 l’idée d’une « plateforme unique de traitement des appels d’urgence », visiblement très attendue par les professionnels.