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Législatives dans l’Orne. Chantal Jourdan, députée PS sortante, repart en campagne... |
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Chantal Jourdan et son suppléant Maxence Sebert repartent en campagne, sous l’étiquette du PS, dans la première circonscription (Alençon-Domfront) de l’Orne. © Archives Ouest-France
La députée sortante n’a pas hésité une seule seconde : elle sera candidate à sa réélection dans la circonscription d’Alençon-Domfront (Orne). Elle s’attend au combat à mener contre le Rassemblement national et veut aller à la rencontre des électeurs du RN.
« Oui, je repose ma candidature car je veux poursuivre le travail engagé depuis quatre ans. » Passé le choc de l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République, dimanche 9 juin, la réflexion n’a pas été longue pour Chantal Jourdan, députée PS sortante dans la première circonscription de l’Orne, celle d’Alençon-Domfront. Élue en 2022, elle avait déjà endossé le costume de députée deux ans auparavant quand Joaquim Pueyo, maire d’Alençon et député, avait choisi son siège à la mairie comme la loi contre le non-cumul des mandats l’y obligeait.
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« Je m’attends à un combat difficile »
Si l’issue des discussions entre les partis de gauche pour le Front populaire « sera connue mercredi soir », Chantal Jourdan annonce déjà son souhait de repartir en campagne. Avec, à ses côtés, Maxence Sebert, qui était déjà son suppléant en 2022. Et un adversaire de taille face à eux : le Rassemblement national (RN).
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« Je m’attends à un combat difficile à mener. Il va me falloir expliquer beaucoup de choses aux électeurs et électrices que je vais rencontrer. Et je veux m’adresser à celles et ceux qui ont accordé leur vote au RN. Je pense que ce n’est pas forcément un vote d’adhésion mais un vote de contestation qui dit la souffrance des gens, leurs fins de mois difficiles, les services publics qui manquent… »
La députée sortante prévoit du porte-à -porte, des rencontres sur le marché, « peut-être une à deux réunions publiques ». Un travail qu’elle va mener avec tous ses soutiens. « On va faire fonctionner le réseau », sourit-elle. Pour dire tout ce qu’elle veut combattre dans l’idéologie du RN : « C’est un parti qui fait de l’Europe et des étrangers ses boucs émissaires, qui est contre l’écologie et ça, c’est dramatique. Le dérèglement climatique ne peut être nié. »