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Les châteaux d'eau de Courteille font peau neuve... |
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La réception des travaux de rénovation des châteaux d'eau a eu lieu hier en présence des élus et des responsables des entreprises concernées.
La rénovation des deux châteaux d'eau vient de s'achever. La CUA a déboursé 1,3 million pour ce chantier qui s'est bien déroulé. Attention toutefois aux effets possibles sur le réseau de téléphonie mobile.
3 000 m3 pour 18 000 habitants
Du haut de leurs 35 m, les deux châteaux d'eau de la rue de Cérisé dominent majestueusement le quartier de Courteille depuis 1950. La cuve de chacun d'entre eux contient 1 500 m3, de quoi alimenter les 18 000 habitants du centre-ville et du quartier de Courteille. Les autres Alençonnais sont alimentés en eau potable par les châteaux d'eau de Damigny et de Saint-Paterne.
Une rénovation nécessaire
Âgées de 64 ans, les deux tours avaient besoin d'un petit coup de peinture, aussi bien extérieur qu'intérieur. « Il fallait aussi remédier à un problème d'étanchéité, et poser des garde-corps pour la sécurité du personnel des Eaux de Normandie et des opérateurs de téléphonie », explique Mickaël Charleux, responsable de ce chantier mené par la Safège pour le compte de la communauté urbaine d'Alençon (CUA). Trois entreprises ont été mises à contribution : TSM pour les travaux d'extérieur, Traso pour l'étanchéité des cuves et PAV Simon pour les travaux en intérieur. « Ce fut un chantier intéressant, la difficulté aura été d'amener l'échafaudage dans la cuve, avec une grue de 60 m », détaille Sonia Guérin, de PAV Simon. Au final, cette rénovation aura coûté 1,3 million à la CUA.
Dix mois de chantier
Débuté lors du premier semestre 2013, le chantier aura finalement duré deux fois cinq mois. « Cela a forcément perturbé l'environnement local », reconnaît le maire, Joaquim Pueyo qui a essuyé quelques remarques acerbes de riverains lors de la campagne des municipales. « Au vu du résultat, le jeu en valait la chandelle » ajoute-t-il, en ayant soin de remercier « tous les salariés qui ont mené ces travaux à bien ». Le chantier s'est fait avec la technique d'hydro-démolition. « Ça fait un peu de bruit, admet Mickaël Charleux, mais s'il avait fallu travailler de façon traditionnelle, le chantier aurait duré deux voire trois ans ! »
Le bémol du téléphone
Tout le monde est satisfait par ces travaux. Ou presque. En effet, à la demande des Eaux de Normandie, les opérateurs de téléphonie mobile ayant un relais sur les châteaux d'eau (Orange et SFR) ont dû diviser par deux le nombre de leurs antennes (de six à trois), pour des raisons esthétiques. « Il a fallu aussi les baisser de 6 mètres. Elles ne sont plus sur les cuves, mais plaquées contre elles, expliquent Gilles Dupuy et Sylvie Briot, d'Orange. Cela baisse forcément la qualité du signal et on espère que ça ne nuira pas trop à la qualité du réseau de téléphonie mobile... »
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