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Ménil-Hubert-en-Exmes. Émile Lampérière veut se consacrer à sa famille et quitte la mairie... |
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Émile Lampérière. © Ouest-France
Après quarante-trois ans passés au service de la commune, le maire a décidé de ne pas se représenter aux prochaines élections.
Municipales
Depuis quand siégez-vous au conseil municipal ?
Quelles ont été vos différentes fonctions au sein de ce conseil ? Je suis entré au conseil municipal en 1983, comme conseiller avec Roger Grigny comme maire. En 1989, je demeure conseiller, puis en 1995 mais cette fois avec Robert Duval, maire de l’époque. L’élection suivante, je deviens 1er adjoint de Robert Duval. En 2001 Je reste 1er adjoint de René Nobus. C’est en 2008, que je prends la tête de la commune, t cela jusqu’à aujourd’hui. Cela fait donc 43 ans que j’œuvre pour la commune. Dans cette aventure, mon frère Jean-Marie m’a toujours accompagné.
Qu’avez-vous appris de la fonction ?
J’ai appris la disponibilité, l’écoute et à savoir agir au moment opportun, sans jamais de précipitation. Je suis né au Ménil, je me suis installé avec mon épouse Martine dans la ferme familiale, je connais tout le monde. En cela, on est souvent les confidents, et on tâche d’aider au mieux chacun. J’ai aimé la fonction, certes tout n’est pas parfait. Il existe bien sur des mauvais quarts d’heure (décès, accidents de la route…) mais aussi des jolis moments de partage avec la population (repas communal, Noël des enfants, mariage…)
Y a-t-il eu pendant ces années des réalisations plus marquantes que d’autres ?
Avec mes conseillers, nous avons réalisé beaucoup de travaux, entretien de l’église, restauration des tableaux de l’église, réhabilitation et rénovation de la salle communale, rénovation énergétique du logement communal et entretien de la voirie et des chemins, entre autres…
Mon seul regret peut être, c’est la réunification des CDC, je trouve le territoire trop grand. Mais c’est ainsi !
Qu’est ce qui motive votre décision de ne pas vous représenter ?
L’âge. Comme moi, quatre personnes qui ne repartent pas : Janine Barbey, mon frère Jean Marie Lampérière, Liliane Tocqueville et Simon Duron.
Quels conseils pour vos successeurs ?
Rester à l’écoute, prendre le temps de la réflexion, s’appuyer sur une équipe.
Et maintenant ?
Je vais profiter de ma famille, de mon épouse, de mes trois enfants et mes sept petits enfants.