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Mohamed Amra n’a pas voulu répondre aux questions sur son évasion lors de son premier interrogatoire... |
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Mohamed Amra, lors de son arrestation en Roumanie fin février 2025. © AFP
Mohamed Amra, extrait ce mercredi 11 juin 2025 de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), n’a pas répondu aux questions sur son évasion meurtrière en mai 2024 lors de son premier interrogatoire devant les juges d’instruction à Paris, selon ses avocats.
Auditionné pour la première fois par les juges d’instruction de Paris, ce mercredi 11 juin 2025, le narcotrafiquant Mohamed Amra n’a pas répondu aux questions sur sa sanglante évasion en 2024, selon son avocat.
« Nous n’avons pas pu préparer cet interrogatoire dans des conditions sereines et conformes des droits de la défense. (...) Mohamed Amra répondra aux questions des juges lorsque la confidentialité de nos échanges sera parfaitement garantie », a indiqué à la presse Lucas Montagnier à l’issue de l’interrogatoire de son client. Le suspect a cependant évoqué devant les juges « ses conditions » de détention « au quotidien », a précisé son autre conseil Benoît David.
Transporté à Paris par hélicoptère
Mohamed Amra a été extrait de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) à 7 h 30, transporté par un hélicoptère en direction du tribunal judiciaire de Paris, où il est arrivé en milieu de matinée, escorté par un convoi de quatre véhicules et deux motards.
C’est le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), unité d’élite spécialisée dans la gestion de crises et les missions dangereuses, qui était chargé de la sécurité autour de cette extraction.
Une sécurité à la hauteur de l’enjeu : il y a un peu plus d’un an, le 14 mai 2024, Mohamed Amra, alors détenu pour plusieurs affaires, s’était évadé après l’attaque de son convoi au péage d’Incarville (Eure). Deux agents pénitentiaires, Fabrice Moello, 52 ans, et Arnaud Garcia, 34 ans, avaient perdu la vie, et trois autres avaient été grièvement blessés.
Le narcotrafiquant avait ensuite été en cavale pendant de longs mois, avant d’être arrêté en Roumanie à la fin du mois de février.
Au moins quarante autres personnes sont mises en examen dans cette affaire tentaculaire qui a mobilisé des moyens exceptionnels pour interpeller les suspects, dont certains étaient en fuite en Thaïlande, en Allemagne et au Maroc.