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Monts-sur-Orne. Le maire Gilles Mallet lâche la barre... |
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Le maire Gilles Mallet. © Ouest-France
La salle était pleine vendredi soir et l’écoute attentive. Plus de deux cents personnes ont répondu présent pour ce rendez-vous annuel qui, cette fois, n’avait rien d’ordinaire. Si son départ en 2026 était connu, Gilles Mallet, 67 ans, a donné à ces vœux la densité d’un moment que bon nombre de ses concitoyens voulaient partager avec lui. Celui où l’on prend le temps de regarder derrière soi avant de passer le relais.
« Être maire, ce n’est pas un titre, c’est une responsabilité de tous les instants »,
confie l’élu, fidèle à une conception exigeante du mandat. Le symbole est fort aussi lorsque la sénatrice de l’Orne, Nathalie Goulet, lui remet ensuite la médaille du Sénat. Une distinction que Gilles Mallet accueille sans emphase, préférant saluer le travail collectif.  Elle récompense surtout les équipes municipales, les agents, les bénévoles »,
insiste-t-il.
En vingt-cinq années d’engagement municipal, dont deux à la tête de Goulet, puis deux à Monts-sur-Orne (regroupement des communes de Goulet, Montgaroult et Sentilly) a avancé avec méthode. Modernisation des équipements, amélioration des services, gestion rigoureuse : le bilan se veut sobre.  Un beau parcours collectif »,
résume le maire, en deux phrases, sans chercher l’effet.
Une maison de troc
L’action, elle, se poursuit encore. Plusieurs dossiers amorcés en 2025 resteront sur la table cette année : « La deuxième tranche d’effacement des réseaux à Sentilly est un chantier en cours de 200 000 € financé majoritairement par le syndicat départemental. La restauration de la cloche de Montgaroult est en cours de subventions. Nous aurons aussi bientôt l’installation d’une maison de troc dans l’ancienne mairie de Sentilly. Sans oublier la labellisation Village d’avenir, qui ouvre la voie à la création d’un tiers-lieu à Montgaroult, porté par la nouvelle association Monts Lavoir. »
Mais l’heure est aussi au temps retrouvé.  Je revendique le droit de ne plus décider pour les autres »,
glisse Gilles Mallet, évoquant le bricolage (il en est un as) , les voyages avec sa femme et une vie plus libre. « Personne n’est irremplaçable »,
répète-t-il, convaincu que la transmission est en bonne voie. Une liste paritaire se prépare déjà pour les élections de mars.
Avant de conclure, il remercie longuement élus, agents, associations et bénévoles, puis lâche une dernière image, maritime celle-ci :  J’ai l’impression d’être un capitaine qui rentre au port pour la dernière fois.Â
Le bateau est à quai. Le capitaine, lui, peut enfin lâcher la barre.