Accueil Info En France et dans le Monde Municipales 2026 à Toulouse : Jean-Luc Moudenc, François Piquemal… Qui sont les dix candidats en lice au premier tour ?

Municipales 2026 à Toulouse : Jean-Luc Moudenc, François Piquemal… Qui sont les dix candidats en lice au premier tour ?

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photo  la place du capitole à toulouse, le 12 février 2026.  ©  pat batard / hans lucas via afp 5

La place du Capitole à Toulouse, le 12 février 2026. © PAT BATARD / Hans Lucas via AFP

À Toulouse, le maire sortant divers droite Jean-Luc Moudenc est candidat à sa réélection lors des élections municipales des 15 et 22 mars. La bataille s’annonce serrée avec la gauche, qui part divisée. Le RN, également présent sur la ligne de départ, pourrait jouer un rôle décisif lors du scrutin. Présentation des dix candidats en lice au premier tour.

La Ville rose va-t-elle virer de bord lors des élections municipales des 15 et 22 mars 2026 ? C’est le pari qu’espère réussir la gauche face au maire sortant divers droite Jean-Luc Moudenc, candidat à sa réélection.

Le premier tour s’annonce ouvert dans la quatrième ville de France qui compte 515 000 habitants : à droite, Jean-Luc Moudenc pourrait être concurrencé par la liste du Rassemblement national. La gauche, elle, part en effet divisée entre la liste menée par le député LFI François Piquemal et celle du socialiste François Briançon, à la tête d’une alliance élargie… sans compter quatre autres listes d’extrême gauche. Au total, dix listes sont en lice pour ce premier tour. Tour d’horizon des candidats lancés à la conquête du Capitole, l’emblématique monument abritant l’hôtel de ville.

Jean-Luc Moudenc (divers droite) vise un quatrième mandat

photo le maire sortant de toulouse, jean-luc moudenc (dvd), a officiellement annoncé le 6 novembre 2025 sa candidature à sa réélection aux élections municipales de mars 2026 à la tête de toulouse, quatrième ville de france, convoitée par la gauche.  ©  lionel bonaventure/afp

Le maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (DVD), a officiellement annoncé le 6 novembre 2025 sa candidature à sa réélection aux élections municipales de mars 2026 à la tête de Toulouse, quatrième ville de France, convoitée par la gauche. LIONEL BONAVENTURE/AFP

À 65 ans, le maire sortant pourrait battre le record de longévité au Capitole (17 ans et 10 mois) en cas de réélection. Candidat divers droite soutenu de Renaissance à LR, il se présente sans étiquette. Une stratégie pour marquer son attachement à son territoire, quatre ans après avoir quitté le parti Les Républicains.

Retrouvez les candidats et les résultats des élections municipales 2026 à Toulouse dès leur publication

Si l’édile toulousain est peu connu à l’échelle nationale, c’est parce qu’il a toujours privilégié les postes locaux. Il a patiemment gravi les marches du pouvoir municipal avant d’être nommé pour la première fois maire en 2004. Les municipales de 2008 perdues face à la gauche, il a été élu député de Haute-Garonne en 2012, période pendant laquelle ce fervent catholique a marqué son opposition au Mariage pour tous. En 2014, il s’est relancé, avec succès, dans la bataille pour le Capitole. Depuis, il est l’une des rares figures de droite à s’être maintenu en poste dans une grande ville. Raison pour laquelle, peut-être, Michel Barnier lui a proposé de devenir ministre du Logement en septembre 2024. Le Toulousain a refusé, préférant se concentrer sur les municipales 2026.

Jean-Luc Moudenc fait néanmoins l’objet d’une enquête préliminaire depuis août 2025 qui pourrait devenir un caillou dans sa chaussure. Il est visé par une plainte de l’association anti-corruption Anticor pour financement illicite de campagne électorale et détournement de fonds publics selon Médiacités et Libération . Il est soupçonné d’avoir fait travailler des collaborateurs municipaux pour sa campagne en 2020. C’est la troisième plainte déposée contre le président de la métropole toulousaine par Anticor, qui l’accuse également d’emploi fictif en raison de l’accumulation de ses mandats lors de sa carrière politique.

François Briançon (PS), la tête de liste d’une alliance élargie à gauche

À bientôt 60 ans, François Briançon est un vieux routier de la politique locale. Le patron de la fédération socialiste de Haute-Garonne est ancré sur son territoire. Il officiait jusque-là dans l’ombre, dans les rouages de son parti et de la mairie de Toulouse, où il a non seulement alterné les postes d’élu d’opposition mais aussi de la majorité lors de la mandature de Pierre Cohen, le dernier édile socialiste à Toulouse dont il a été l’un des bras droits.

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François Briançon, N° 1 de la liste \

Aujourd’hui propulsé tête de liste aux municipales après le refus de la plus médiatique Carole Delga, présidente PS de la région Occitanie, l’ancien chef d’entreprise se construit une image d’homme fédérateur. Il a en effet réussi le pari de la coalition, en attirant notamment les Écologistes et Archipel Citoyen, un collectif citoyen devenu un microparti politique.

La « gauche unie » de François Briançon présente une liste regroupant onze organisations politiques : de Place publique aux communistes. Le socialiste forme un duo avec l’écologiste Régis Godec, qui prendra la présidence de la métropole en cas de victoire.

François Piquemal, le député LFI qui incarne la lutte contre le mal-logement

Comme dans la plupart des villes, la gauche partira divisée à Toulouse. Une deuxième liste sera sur la ligne de départ. Si elle est composée de sept formations, la majorité des colistiers proviennent des rangs de La France insoumise. À la tête de cette liste, le député LFI de Haute-Garonne, François Piquemal.

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Le député LFI François Piquemal, N° 1 de la liste \

À 41 ans, cet enseignant en histoire-géographie est bien connu dans la ville pour ses luttes contre le mal-logement. Arrivé à 19 ans dans la Ville rose pour ses études, il a longtemps été le porte-parole du DAL 31 (Droit au Logement). En 2019, il a rejoint le collectif Archipel Citoyen créé dans le cadre des municipales de 2020. Élu conseiller municipal, dans l’opposition, il a ensuite décidé de se lancer dans la bataille des législatives en 2022, avec succès. Il a été élu député sous l’étiquette de la Nupes, puis du NFP en 2024.

Revendiquant sa culture « du militantisme des actes », François Piquemal a récemment embarqué pour la flottille pour Gaza. Comme le reste des militants français à bord, il a été placé en détention par l’armée israélienne avant d’être libéré et rapatrié.

Julien Leonardelli, la tête de liste RN qui vise les 10 %

Député européen et conseiller régional, cet Ariégeois de 38 ans est la tête de liste du Rassemblement national. Patron du RN en Haute-Garonne, Julien Leonardelli est membre du parti d’extrême droite depuis l’âge de 18 ans. Il a commencé à militer aux côtés du maire de Perpignan, Louis Aliot, avant de rejoindre la Haute-Garonne.

À Toulouse, il reste peu connu. Il était même toujours inscrit sur les listes électorales à Fronton, au nord du département, où il avait été battu lors des municipales 2020, rapportait La Dépêche du Midi en décembre 2025, quelques jours après l’annonce officielle de sa candidature.

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Le député européen Julien Leonardelli est la tête de liste du RN lors des élections municipales de 2026 à Toulouse. Hans Lucas via AFP

Après plusieurs échecs lors de scrutins locaux, Julien Leonardelli vise la barre symbolique des 10 %, synonyme de second tour. Ce serait un sacré bond en avant pour le RN, qui avait fait moins de 5 % en 2020. Mais depuis, à chaque élection, le parti d’extrême droite progresse dans certains quartiers (10 % au premier tour, 23 % au second tour lors de la présidentielle 2022).

Arthur Cottrel, le candidat Reconquête

Le parti d’Éric Zemmour a choisi Arthur Cottrel, 44 ans, comme tête de liste pour sa première participation aux municipales à Toulouse. Ce pilote de ligne est le délégué départemental de la formation d’extrême droite. Né à Toulouse, il avait déjà été investi lors des élections législatives de 2022 (4,13 %) et 2024 (1,53 %) dans la quatrième circonscription de Haute-Garonne.

Lors du lancement de sa campagne, Arthur Cottrel avait déclaré « tendre la main pour une alliance la plus large possible à droite ». Il fait campagne sur la lutte contre « le déclin de Toulouse », en matière de sécurité, de salubrité et d’identité culturelle.

Vanessa Pedinotti, une première pour Révolution Permanente

Le mouvement d’extrême gauche présente pour la première fois une liste aux municipales à Toulouse. Elle est portée par Vanessa Pedinotti, ingénieure en recherche et développement et déléguée syndicale dans l’aérospatial.

À 39 ans, elle souhaite incarner une rupture avec les politiques locales actuelles. En désaccord avec les forces de gauche institutionnelles, elle veut « faire entendre la voix de ceux qu’on n’entend pas ». « Nous avons la volonté de faire entrer au Capitole les travailleurs, la jeunesse, les banlieues et leurs luttes. »

Malena Adrada, une institutrice pour représenter Lutte ouvrière

Comme en 2020, la liste de Lutte ouvrière sera menée par Malena Adrada, institutrice de 53 ans et porte-parole régionale du mouvement. Le parti de Nathalie Arthaud milite pour faire entendre la voix des travailleurs. Il avait obtenu 0,46 % des suffrages lors des précédentes élections municipales à Toulouse.

Guillaume Scali, un ouvrier d’Airbus pour le NPA Révolutionnaires

Âgé de 37 ans, Guillaume Scali est ouvrier et représentant syndical chez Airbus. Il est tête de liste du NPA Révolutionnaires à Toulouse, la troisième liste d’extrême gauche annoncée dans cette campagne. Ce nouveau parti est né en 2022 de la scission avec la frange anticapitaliste du NPA, qui s’est alliée à l’Insoumis François Piquemal.

Assumant son caractère révolutionnaire, cette liste se lance en toute indépendance. Lors de cette campagne, elle entend « envoyer plusieurs messages aux capitalistes du coin » et porter des revendications nationales comme « la réquisition de tous les logements vacants » ou « la régularisation de tous les sans-papiers ».

Julian Menendez, du Parti des travailleurs

La liste fait figure de surprise de dernière minute. Elle est conduite par le Parti des travailleurs, un mouvement d’extrême gauche fondé en 2015 sous le nom de « Parti ouvrier indépendant démocratique » (POID). Cette formation dirigée notamment par Daniel Gluckstein – candidat à la présidentielle de 2002 – et Gérard Schivardi – candidat en 2007 – est née après la mise à l’écart de ces derniers du Parti ouvrier indépendant (POI).

Idéologiquement, cette formation n’est pas uniquement trotskiste, même s’il s’agit de l’un de ces courants internes, et revendique la lutte des classes en se mettant au côté du mouvement ouvrier. La liste « Toulouse pour les jeunes, les travailleurs et les services publics, contre les budgets de guerre » est représentée dans ce scrutin par Julian Menendez, fonctionnaire aux finances publiques. Déjà candidat aux municipales de 2020, il avait obtenu 193 voix, soit 0,22 % des suffrages.

Nouvel Air, un nouveau collectif citoyen porté par Lambert Meilhac

Lancé en octobre 2025, Nouvel Air est un nouveau collectif qui se dit « déçu par la politique de la majorité sortante » et veut « proposer un changement porté par les citoyens ». Soutenu par le parti écologiste indépendant Équinoxe, ce mouvement est porté par une trentaine de membres actifs, qui se revendiquent « ni de gauche, ni de droite », mais plutôt comme des « écologistes pragmatiques ».

Leurs deux chefs de file sont Lambert Meilhac, ingénieur aéronautique de formation et qui prend la tête de cette liste, et Domitille Allorant, une ancienne infirmière du CHU, en quatrième position. Ils veulent notamment réduire l’impact de la voiture en ville, renforcer les effectifs de la police municipale plutôt que développer la vidéosurveillance et lutter contre la concentration urbaine.

 
Tara BRITTON.    Ouest-France  

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